Les économistes prévoient que la BCE ne modifiera pas ses taux d’intérêt cette année


Principaux renseignements

  • Les économistes prévoient que la Banque centrale européenne (BCE) maintiendra ses taux d’intérêt inchangés au moins jusqu’en 2027, contrairement aux anticipations du marché qui tablent sur des hausses.
  • Les divergences d’opinion quant à la durée de la guerre en Iran expliquent l’écart entre les prévisions de la BCE et celles du marché.
  • Les inquiétudes liées à l’inflation s’intensifient, mais la BCE reste prudente et devrait revoir ses prévisions d’inflation à la hausse.

Selon une récente enquête de Bloomberg auprès d’économistes, la BCE devrait maintenir ses taux d’intérêt actuels au moins jusqu’en 2027. Ce point de vue contraste fortement avec les anticipations du marché, qui prévoient une hausse des taux d’ici juillet et une autre hausse possible d’ici la fin de l’année.

Perspectives divergentes sur la durée du conflit

La principale divergence de points de vue tient aux prévisions concernant la durée de la guerre en Iran. Les économistes interrogés estiment que le conflit sera relativement de courte durée, tandis que les marchés semblent tabler sur une période d’instabilité géopolitique plus longue.

La BCE, dirigée par sa présidente Christine Lagarde, suit de près la situation afin de détecter toute pression inflationniste potentielle. Si les responsables sont prêts à agir si nécessaire, ils appellent actuellement à la patience pendant qu’ils évaluent l’évolution de la situation.

Anticipation d’une hausse des taux d’intérêt

Malgré l’incertitude entourant l’impact de la guerre, la majorité des économistes s’attendent à ce que la prochaine décision de la BCE soit une hausse des taux d’intérêt. Les inquiétudes concernant les risques inflationnistes se sont accrues, une part importante des personnes interrogées considérant désormais que le dépassement de l’objectif d’inflation de 2 pour cent constitue une menace plus grave que son non-respect.

Cependant, aucun économiste ne s’attend à un changement immédiat du taux de dépôt lors de la prochaine réunion de la BCE. Beaucoup estiment qu’il est encore trop tôt pour déterminer toutes les implications économiques de la guerre.

La durée du conflit reste incertaine

La durée du conflit reste un sujet de controverse majeur. Alors que certains responsables, dont le président américain Donald Trump, ont évoqué un délai relativement court, d’autres, comme le ministre israélien de la Défense Israel Katz, anticipent une période de combats plus longue.

Malgré l’approche fondée sur les données de la BCE, certains membres commencent à exprimer leurs propres opinions. Certains, comme le Slovaque Peter Kazimir, ont exclu toute baisse des taux et laissé entendre qu’une hausse pourrait être plus proche que beaucoup ne le prévoient.

L’engagement de Lagarde en faveur de la maîtrise de l’inflation

La présidente Lagarde s’est engagée à protéger les consommateurs contre une inflation excessive, en tirant les leçons de la réaction tardive de la BCE face à la précédente flambée inflationniste. Les économistes prévoient que la BCE révisera ses prévisions d’inflation à la hausse, reflétant l’impact potentiel du conflit en cours.

L’incertitude plane également sur les perspectives de croissance économique à court terme. Les prochaines prévisions trimestrielles de la BCE ne devraient fournir que peu d’informations en raison de la date de clôture des données de marché, qui est antérieure au déclenchement de la guerre en Iran. (fc)

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