Principaux renseignements
- Les dirigeants financiers réunis à Davos ont largement rejeté l’idée d’un effondrement complet de l’ordre mondial.
- Les dirigeants ont insisté sur la nécessité de s’adapter aux changements en cours dans le paysage mondial plutôt que de craindre un effondrement total.
- Le renforcement de la coopération régionale et de l’autonomie est apparu comme une stratégie clé pour faire face à l’incertitude future.
Les dirigeants financiers présents au Forum économique mondial de Davos ont reconnu les changements dans l’ordre mondial, mais ont rejeté l’idée d’un effondrement complet. Ils ont contredit l’affirmation du Premier ministre canadien Mark Carney, faite plus tôt dans la semaine, selon laquelle un nouvel ordre mondial fondé sur la coercition entre les grandes puissances était en train d’émerger.
Se concentrer sur les structures existantes
Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, n’était pas d’accord avec l’évaluation de Carney concernant la rupture. Elle a suggéré de se concentrer sur l’identification des faiblesses et des dépendances au sein du système existant plutôt que de déclarer sa disparition.
Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce, a reconnu que l’incertitude persisterait, mais a prédit qu’elle ne resterait pas à son niveau actuel. Elle a cité l’exemple récent de la menace du président américain Donald Trump de s’emparer du Groenland au Danemark pour illustrer l’intensification des tensions. Cependant, Okonjo-Iweala estimait qu’un avenir plus stable était possible, soulignant la nécessité pour les pays de renforcer leur résilience grâce à la coopération régionale et à l’auto-renforcement.
Naviguer dans les changements en cours
Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international, a présenté ces changements comme une évolution naturelle qui s’opère depuis de nombreuses années. Elle a exhorté à accepter cette réalité et à se préparer aux chocs en cours, comparant la situation au voyage de Dorothy dans Le Magicien d’Oz et reconnaissant que le paysage familier avait changé de façon permanente.
Alors que Lagarde avait précédemment quitté un dîner à Davos au cours duquel le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, avait critiqué l’Europe, elle a adopté un ton plus conciliant vendredi. Elle a considéré ces critiques comme un signal d’alarme précieux, incitant à se concentrer à nouveau sur l’élaboration de stratégies alternatives et le renforcement de l’autonomie européenne. (uv)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!
(ns)

