Les dirigeants européens font pression pour qu’un envoyé négocie avec la Russie


Principaux renseignements

  • Les dirigeants européens cherchent à jouer un rôle plus important dans les négociations de paix en Ukraine en proposant la nomination d’un envoyé européen spécial chargé de dialoguer avec la Russie.
  • Malgré le soutien de certains pays comme l’Italie et la France, l’Allemagne s’oppose à la nomination d’un envoyé en raison de l’agression continue de la Russie et de son manque de sincérité dans les négociations.
  • La proposition souligne le désir de l’Europe d’accroître son influence et d’adopter une approche équilibrée qui inclut à la fois un engagement diplomatique et le maintien des sanctions contre la Russie.

Les dirigeants européens plaident en faveur d’un changement de stratégie à l’égard de la Russie. Ils souhaitent avoir davantage voix au chapitre dans les négociations visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. La Première ministre lettone Evika Siliņa et le président estonien Alar Karis ont séparément exprimé leur soutien à la nomination d’un envoyé européen dédié pour rétablir la communication diplomatique avec Moscou. Ils l’ont fait lors de plusieurs interviews avec Euronews. Cette proposition intervient en réponse à l’exclusion de l’Europe des pourparlers directs menés par les États-Unis.

Une plus grande influence

Alors que le président français Macron a indiqué que les préparatifs pour la nomination d’un envoyé étaient en cours, avec le soutien de la Première ministre italienne Giorgia Meloni. L’Allemagne reste opposée, invoquant les exigences intransigeantes de Poutine et les attaques continues contre les villes ukrainiennes comme preuve du refus de la Russie de négocier sincèrement.

Siliņa a souligné l’importance de l’engagement diplomatique tout en maintenant les sanctions contre la Russie. Elle suggére de choisir une personnalité consensuelle pour le rôle d’envoyé, éventuellement parmi des dirigeants tels que Macron, Merz, Tusk ou Starmer. Karis fait écho à la nécessité d’un envoyé crédible aux yeux des deux parties, représentant idéalement un grand pays européen.

Prudence et scepticisme

Le ministère estonien des Affaires étrangères a toutefois émis des réserves quant à la reprise des relations avec la Russie tant que celle-ci ne modifie pas ses actions et ses objectifs agressifs en Ukraine. Il a mis en garde contre la répétition des erreurs du passé en rétablissant les relations sans preuve d’un changement réel de la part de Moscou.

La Commission européenne a appelé Poutine à démontrer son engagement en faveur de la paix avant d’envisager toute reprise diplomatique. Alors que Macron a annoncé des travaux « techniques » en vue de la nomination d’un envoyé, la Commission a refusé de faire d’autres commentaires.

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