Principaux renseignements
- L’UE reste déterminée à accorder un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine malgré les objections de la Hongrie.
- L’UE dispose de mécanismes juridiques pour contourner l’obstruction hongroise et empêcher de futures tentatives de chantage.
- Il est essentiel de trouver une solution qui satisfasse à la fois l’Ukraine et la Hongrie afin d’obtenir ce prêt vital.
Les hauts responsables de l’UE ont réaffirmé à Politico leur engagement à accorder un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine malgré la tentative de dernière minute de la Hongrie d’entraver le processus. S’exprimant à Kiev aux côtés du président Volodymyr Zelensky, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, ont confirmé que le prêt serait accordé. Von der Leyen a assuré aux journalistes que l’UE disposait de solutions alternatives et qu’elle les utiliserait pour tenir sa promesse.
Surmonter l’obstruction
Costa a insisté sur l’importance d’utiliser tous les mécanismes disponibles dans les traités pour surmonter l’obstruction de la Hongrie et empêcher de futures tentatives de chantage contre l’UE. Il a insisté sur l’existence d’outils juridiques dans les traités pour faire face à de telles situations.
Ces déclarations font suite à la réitération par le Premier ministre hongrois Viktor Orbán de sa menace de bloquer le prêt, invoquant le retard présumé de l’Ukraine dans la réparation de l’oléoduc Druzhba endommagé par une attaque de drone russe. Zelensky a répondu en soulignant que la Russie avait attaqué à plusieurs reprises ces oléoducs et a suggéré à Orbán de s’engager directement avec Poutine pour négocier un cessez-le-feu énergétique.
Confiance dans la recherche d’une solution
Le vice-président de la Commission, Valdis Dombrovskis, s’est dit confiant quant à la possibilité de trouver une solution, soulignant l’urgence d’obtenir le prêt de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine. Il a déclaré que l’UE travaillerait avec l’Ukraine et la Hongrie pour parvenir à une solution mutuellement acceptable. Tout en refusant de dévoiler les options spécifiques envisagées pour persuader la Hongrie, Dombrovskis a dit que les fonds en jeu n’appartenaient pas à la Hongrie et a insisté sur la nécessité pour celle-ci d’honorer l’accord conclu en décembre. (fc)
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