Principaux renseignements
- Les demandes de permis environnementaux pour les grands projets industriels ont chuté de près de 20 pour cent en 2023.
- Les pressions économiques, les incertitudes géopolitiques et les réglementations strictes contribuent à ce déclin des investissements.
- L’opposition du public aux nouveaux développements industriels s’intensifie, ce qui complique encore davantage le processus d’octroi des permis.
L’année dernière, le nombre de demandes de permis environnementaux pour les grands projets industriels a atteint un niveau historiquement bas. Selon une analyse de De Tijd basée sur les données de l’Agence flamande pour l’environnement, seules 457 demandes de ce type ont été soumises en 2023. Ce chiffre représente une baisse de près de 20 pour cent par rapport à la moyenne des cinq années précédentes.
Défis économiques et géopolitiques
Plusieurs facteurs contribuent à ce ralentissement des autorisations et, par conséquent, des investissements. Les coûts élevés de l’énergie et de la main-d’œuvre, les changements géopolitiques et les fluctuations du marché jouent tous un rôle. En outre, des défis locaux tels que les restrictions en matière d’azote, les réglementations strictes sur les PFAS, la pénurie de main-d’œuvre et la disponibilité limitée des terrains entravent encore davantage les progrès.
Opposition croissante
À ces complexités s’ajoute une opposition croissante aux nouveaux projets industriels. Plus de 10 pour cent des dossiers environnementaux industriels engagés en 2023 ou 2024 ont déjà fait l’objet d’appels à grande échelle après les décisions initiales. Ce taux d’appel dépasse largement le chiffre d’il y a cinq ans et est considérablement plus élevé que la moyenne des permis accordés pour d’autres utilisations des sols.
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