Principaux renseignements
- Les cours du pétrole ont chuté de plus de 5 pour cent en raison des espoirs d’apaisement du conflit au Moyen-Orient et d’une hausse surprise des stocks de brut américains.
- Le prix du Brent est passé sous la barre des 100 dollars, signe d’un éventuel apaisement des tensions alimenté par des signaux diplomatiques.
- Les risques géopolitiques dans la région restent importants, car le déploiement militaire s’intensifie et la menace d’une escalade persiste.
Les cours du pétrole ont connu une baisse significative mercredi en début de séance en Asie, les indices de référence du Brent et du WTI chutant de plus de 5 pour cent. Cette forte baisse a été provoquée par deux facteurs principaux : des signes émergents d’apaisement du conflit au Moyen-Orient et une augmentation inattendue des stocks de brut américains.
Apaisement des tensions
Le prix du Brent est passé sous la barre psychologique des 100 dollars, s’échangeant à 98,03 dollars, soit une baisse de 6,08 pour cent. Le WTI a également enregistré une baisse considérable, atteignant 87,51 dollars, en recul de 5,24 pour cent.
À 10 h 40 aujourd’hui, les cours du pétrole continuaient de baisser. Le Brent a reculé de 4,59 pour cent, s’établissant à 95,57 dollars le baril. Le WTI a quant à lui perdu 4,25 pour cent, s’établissant à 88,08 dollars le baril.
Cette vague de ventes fait suite à une période de forte volatilité sur le marché pétrolier, déclenchée par les menaces initiales du président Donald Trump à l’encontre de l’Iran, puis par ses déclarations faisant état de progrès vers un accord. Selon certaines informations, les États-Unis auraient présenté un projet d’accord de paix à l’Iran, alimentant ainsi l’espoir d’un cessez-le-feu temporaire.
Signaux diplomatiques
Ajoutant à la pression à la baisse sur les prix, l’Iran a fait circuler une lettre à l’Organisation maritime internationale suggérant un passage sûr pour les navires non hostiles à travers le détroit d’Ormuz sous la coordination iranienne. Le président Trump s’est montré optimiste quant aux négociations en cours, déclarant que l’Iran « parlait avec bon sens ». Des rapports suggèrent qu’une proposition d’accord en 15 points pourrait conduire à un cessez-le-feu d’un mois, bien que l’Iran ait publiquement nié que des pourparlers directs aient lieu.
Contribuant encore davantage à la baisse, en particulier pour le brut WTI, l’American Petroleum Institute (API) a signalé une augmentation inattendue des stocks de brut et d’essence pour la semaine se terminant le 20 mars.
Les risques géopolitiques persistent
Malgré la baisse des prix, les risques géopolitiques restent importants. Le Pentagone se préparerait à déployer des troupes au Moyen-Orient, tandis que des responsables israéliens ont menacé d’une escalade contre le Hezbollah, y compris une éventuelle offensive terrestre au Liban.
Si la chute du Brent sous la barre des 100 dollars reflète en grande partie l’optimisme quant à un éventuel accord, les tensions dans la région persistent. La récente attaque par drone contre un réservoir de carburant à l’aéroport international du Koweït met en évidence l’instabilité persistante et le risque de nouvelles frappes à travers le Moyen-Orient.
(jw)(fc)
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