Principaux renseignements
- Les cours du pétrole devraient baisser de manière significative cette semaine en raison des déclarations optimistes du président Donald Trump concernant une issue rapide au conflit.
- Malgré un risque de baisse à court terme, les prix du pétrole restent élevés par rapport au début de l’année et pourraient continuer à augmenter si les combats persistent.
- L’économie mondiale est confrontée à un risque lié à d’éventuelles perturbations à long terme du marché du pétrole et du gaz causées par un conflit prolongé au Moyen-Orient.
Malgré la poursuite du conflit au Moyen-Orient, les prix du pétrole brut devraient connaître une baisse significative cette semaine. Les traders réagissent aux déclarations optimistes du président Donald Trump concernant une résolution rapide de la guerre.
Le Brent s’échangeait à 107,98 dollars le baril et le West Texas Intermediate (WTI) à 94,12 dollars le baril. Ces chiffres représentent une baisse par rapport aux prix de lundi, qui s’élevaient à 111 dollars pour le Brent et à plus de 98 dollars le baril pour le WTI. Néanmoins, ces deux indices de référence restent nettement supérieurs à leurs valeurs du début de l’année, ce qui suggère que la tendance à la hausse pourrait persister même si les hostilités cessaient prochainement.
Aujourd’hui, à 10 h 25, le prix du Brent s’élevait à 103,50 dollars le baril et celui du WTI à 96,15 dollars le baril.
Optimisme prudent
Les analystes soulignent que, bien que les discussions sur la désescalade soient encourageantes, les prix du pétrole sont actuellement influencés par la durée prévue du conflit plutôt que par de simples gros titres. Tout dommage causé aux infrastructures pétrolières ou toute prolongation des combats pourrait déclencher une flambée rapide des prix.
Les analystes des matières premières d’ING ont esquissé trois scénarios potentiels pour le marché du pétrole et du gaz. Leur scénario de base table sur une fin rapide des hostilités, évitant ainsi toute perturbation durable de l’approvisionnement. Ils reconnaissent toutefois que si ce scénario ne se concrétise pas, des changements structurels sur les marchés du pétrole et du gaz pourraient avoir un impact négatif sur l’économie mondiale.
Impact des perturbations de l’approvisionnement
Selon Reuters, le conflit a déjà privé le marché pétrolier d’environ 11 millions de barils par jour, d’autres estimations faisant état d’un chiffre pouvant atteindre 13 millions de barils par jour. La poursuite des hostilités pourrait faire grimper ce chiffre encore plus haut, pour atteindre potentiellement 14 millions de barils par jour.
Le niveau actuel de perturbation entraîne des mesures d’austérité dans plusieurs pays asiatiques et contribue à des pénuries d’approvisionnement en carburant en Australie en raison d’un manque de réserves stratégiques.
(jw)(fc)
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