Principaux renseignements
- Les cours de l’or devraient enregistrer leur deuxième semaine consécutive de baisse malgré une légère hausse vendredi lors des échanges en Asie.
- Les inquiétudes liées à l’inflation persistante due à l’énergie, résultant du conflit actuel entre les États-Unis et l’Iran, pèsent sur les cours de l’or.
- Malgré les défis à court terme, l’or reste un actif précieux pour la diversification des portefeuilles, offrant une protection contre toute une série d’incertitudes macroéconomiques et géopolitiques.
Les cours de l’or ont connu une légère hausse vendredi lors des échanges en Asie, mais devraient tout de même enregistrer leur deuxième baisse hebdomadaire consécutive. Cette tendance est alimentée par les inquiétudes croissantes concernant l’inflation liée à l’énergie, qui découle du conflit actuel entre les États-Unis et l’Iran.
Le léger répit dont a bénéficié l’or vendredi a coïncidé avec une pause dans la trajectoire ascendante du dollar et des prix du pétrole, en particulier après l’annonce par les États-Unis de nouvelles dérogations pour les importations de pétrole brut russe. Cette mesure vise à atténuer les perturbations de l’approvisionnement causées par le conflit avec l’Iran.
À 6h15, l’or au comptant se négociait à 5 109,46 dollars l’once, soit une hausse de 0,6 pour cent. À l’inverse, les contrats à terme sur l’or ont enregistré une baisse de 0,3 pour cent, s’établissant à 5 111,84 dollars l’once. Entre-temps, on observe une légère baisse. Aujourd’hui, à 11h05, le cours au comptant de l’or s’établissait à 5 086,11 dollars l’once et les contrats à terme sur l’or à 5 093,66 dollars l’once.
Pertes hebdomadaires pour l’or
Au cours de la semaine, l’or au comptant devrait perdre environ 1,2 pour cent, enregistrant ainsi sa deuxième semaine consécutive de pertes. Malgré une certaine demande de valeurs refuges due à l’escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les gains de l’or ont été largement contrebalancés par les inquiétudes liées à la persistance de l’inflation.
Les acteurs du marché craignent que le conflit prolongé avec l’Iran ne maintienne les prix du pétrole à un niveau élevé, ce qui pourrait entraîner une inflation mondiale et inciter les grandes banques centrales à adopter une position plus restrictive.
Les analystes d’ANZ affirment que malgré les nombreux défis à court terme auxquels il est confronté, l’or reste un actif précieux pour la diversification des portefeuilles, offrant une protection contre un large éventail d’incertitudes macroéconomiques et géopolitiques. Les autres métaux précieux ont également enregistré des gains vendredi, malgré des performances hebdomadaires modérées. L’argent au comptant a augmenté de 0,7 pour cent pour atteindre 84,3275 dollars l’once, tandis que le platine au comptant a augmenté de 0,5 pour cent pour atteindre 2 143,21 dollars l’once.
Anticipation des décisions sur les taux d’intérêt
Ce sentiment a conduit les marchés à réduire progressivement leurs anticipations d’une baisse imminente des taux d’intérêt par la Réserve fédérale. La banque centrale devrait maintenir les taux d’intérêt actuels lors de sa réunion prévue la semaine prochaine.
Depuis le début du conflit avec l’Iran, l’or s’échange dans une fourchette étroite comprise entre 5 000 et 5 200 dollars l’once. Si l’or affiche toujours un rendement positif pour l’année, sa progression a été freinée par une forte baisse par rapport à son niveau record de près de 5 600 dollars l’once atteint fin janvier.
Données économiques
Les acteurs du marché attendent avec impatience la publication des données de l’indice des prix PCE américain pour mieux comprendre l’état de la première économie mondiale. L’indice PCE est l’indicateur d’inflation privilégié par la Réserve fédérale et devrait influencer les anticipations en matière de taux d’intérêt.
Il est toutefois important de noter que les données PCE concernent le mois de janvier et ne devraient pas refléter les pressions inflationnistes liées à l’énergie.
La publication des données PCE précède la prochaine réunion de la Réserve fédérale, où la banque centrale devrait, selon les prévisions générales, maintenir les taux d’intérêt actuels. Les données CME Fedwatch indiquent que les marchés s’attendent à ce que les taux d’intérêt restent inchangés au moins jusqu’en septembre.
(jw)
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