Principaux renseignements
- Les tensions croissantes entre la Belgique et les États-Unis ont conduit une partie importante des consommateurs belges à réduire leurs achats de produits américains.
- Cette appréhension s’étend au-delà des produits de consommation pour toucher les investissements financiers, les Belges réduisant leurs avoirs en actions américaines, en fonds communs de placement et même en dollars.
- L’inquiétude généralisée suscitée par les événements mondiaux explique cette approche prudente à l’égard des marques et des investissements américains.
Une récente enquête menée par assureur AG Insurance a révélé un changement dans le comportement des consommateurs belges à l’égard des produits et des marques américains, compte tenu des tensions croissantes avec les États-Unis. Le sondage, qui a interrogé 1 000 Belges, a montré que 25,3 pour cent d’entre eux achètent désormais moins de produits américains tels que Coca-Cola, les biscuits Oreo et les produits Nike. En revanche, seul un faible pourcentage (3,8 pour cent) a déclaré en acheter davantage.
Des différences régionales
Il est intéressant de noter qu’il existe un clivage régional au sein de la Belgique : 30,6 pour cent des personnes interrogées dans le sud réduisent leurs achats de marques américaines, contre 21,1 pour cent dans le nord. L’enquête a également mis en évidence un sentiment défavorable à la poursuite des investissements aux États-Unis. Près de la moitié (44,5 pour cent) des personnes interrogées estiment que les entreprises belges et européennes devraient réduire leurs investissements en Amérique, tandis que seulement 3,7 pour cent préconisent une augmentation des investissements.
Cette réticence s’étend également aux investissements financiers. Près d’un quart (23,6 pour cent) des personnes interrogées détenant des actions américaines investissent désormais moins. De même, 22,2 pour cent réduisent leurs investissements dans les fonds communs de placement et les ETF américains, et 27,7 pour cent diminuent leurs avoirs en dollars.
L’agitation mondiale se manifeste
Cette approche prudente s’explique par l’inquiétude généralisée suscitée par les événements mondiaux récents. Pas moins de 88,7 pour cent des personnes interrogées ont exprimé leur inquiétude, avec un pourcentage légèrement plus élevé (92,4 pour cent) en Belgique francophone que dans la région néerlandophone (85,9 pour cent). Seules 2,3 pour cent des personnes interrogées ont déclaré ne ressentir aucune inquiétude.
Cette inquiétude se traduit par une baisse des dépenses de consommation. Près de 40 pour cent des personnes interrogées réduisent leurs achats non essentiels, tels que les vêtements, les appareils électroniques et les repas au restaurant. Les femmes (42,3 pour cent) sont plus susceptibles de réduire ces dépenses que les hommes (35,5 pour cent). En outre, plus d’un tiers (35,1 pour cent) réduisent leurs dépenses de vacances.
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