Les bourses européennes respirent après le coup de pouce des États-Unis

Isopix

Les grands indices boursiers européens étaient tous dans le vert ce mardi matin après que la Fed ait annoncé un plan de rachat d’obligations américaines.

Le Bel 20, comme de nombreux indices européens, a grimpé de 2% depuis l’ouverture de la bourse ce matin. La plupart des sociétés belges ont gagné entre 1 et 4,5% par rapport à lundi soir. On peut surtout noter les belles performances des groupes bancaires et financiers. KBC gagne 3,68%, ING monte de 3,95% et Ackermans & van Haaren voit sa valeur grimper de 2,95%. Ces sociétés sont en effet directement impactées par une amélioration des marchés promise par la Fed.

En revanche, Umicore a chuté brutalement de 3% après une hausse de 4% en début de semaine. Le groupe belge de production et recyclage de matériaux a annoncé lundi soir qu’il souhaitait lever 500 millions d’euros. Cela se fera à l’aide d’obligations convertibles.

À l’ouverture de la bourse de Bruxelles, la performance de Greenyard a été particulièrement saluée. Le leader de la transformation de fruits et légumes a gagné 4% en réponse à l’annonce d’un chiffre d’affaires et d’un bénéfice brut d’exploitation bien plus haut que prévu. L’entreprise n’a pas vraiment été touchée par le confinement et les nouvelles mesures sanitaires. Toutefois, les comptes de la société restent encore dans le rouge avec une perte annuelle évaluée désormais à 68 millions d’euros. Greenyard a donc reperdu toute son avance lors des 3 premières heures de la bourse.

Compagnies aériennes

En Allemagne, Lufthansa s’est offert une hausse de plus de 5% ce mardi matin. La compagnie a annoncé lundi que 11.000 emplois allemands étaient en danger. Au niveau international, 22.000 emplois plein temps sont sur la sellette, selon la société. Les syndicats parlent plutôt de 26.000 postes.

Au Royaume-Uni, la compagnie low cost Easyjet a communiqué les nouvelles dates de livraison pour les 24 appareils d’Airbus. Ils devraient arriver entre 2025 et 2027. Huit autres avions, qui devaient intégrer la flotte en 2020, seront livrés en 2022. Cette nouvelle a rassuré les investisseurs et fait monter le cours des actions de 9%.