Les bénéfices de Shell s’envolent grâce au conflit en Iran


Principaux renseignements

  • Les activités de négoce pétrolier de Shell ont largement profité de la volatilité des marchés provoquée par la guerre au Moyen-Orient.
  • Malgré un cessez-le-feu et la baisse des prix de l’énergie, Shell a fait preuve de résilience en maintenant des volumes de GNL stables malgré les perturbations.
  • L’augmentation des marges de raffinage et du fonds de roulement a également contribué aux bons résultats financiers de Shell au premier trimestre.

Les vastes activités de négoce pétrolier de Shell ont enregistré une forte hausse de leurs bénéfices au cours du premier trimestre de l’année. La société a attribué ce succès à la forte volatilité des marchés déclenchée par le conflit en cours au Moyen-Orient. Les négociants prospèrent souvent dans de tels environnements imprévisibles, tirant parti des fluctuations de prix et des perturbations de la chaîne d’approvisionnement.

La volatilité en temps de guerre stimule les bénéfices

Cette mise à jour de Shell offre un premier aperçu des performances financières des grandes compagnies pétrolières depuis que la guerre au Moyen-Orient a fait flamber les prix de l’énergie. Le conflit a perturbé les voies maritimes cruciales traversant le détroit d’Ormuz, exacerbant encore davantage l’instabilité du marché.

La division de négoce interne de Shell gère un portefeuille diversifié de matières premières, comprenant le pétrole, le gaz, les carburants, les produits chimiques et les énergies renouvelables. Bien que la société ne divulgue pas de chiffres précis concernant les bénéfices de sa branche de négoce, les analystes surveillent de près ses performances, car celles-ci peuvent influencer de manière significative les résultats globaux.

Le cessez-le-feu freine les gains

Malgré les nouvelles positives concernant ses activités de négoce, le cours de l’action Shell a baissé mercredi, parallèlement aux prix de l’énergie, à la suite d’un accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran. Les contrats à terme sur le pétrole brut sont tombés sous la barre des 100 dollars le baril, même si les prix restent nettement supérieurs à ceux du début de l’année.

Plusieurs analystes couvrant Shell ont salué la résilience des opérations de la société face à un contexte géopolitique difficile. Ils ont noté que Shell avait réussi à maintenir des volumes stables de gaz naturel liquéfié (GNL) malgré les perturbations affectant ses opérations clés au Qatar.

Le conflit a donné lieu à des attaques contre des infrastructures vitales dans tout le golfe Persique, notamment des raffineries, des champs pétroliers, des ports et des usines à gaz. Cela a eu un impact sur les actifs de Shell au complexe de Ras Laffan au Qatar, une plaque tournante majeure pour les exportations de GNL et la production de gaz liquéfié. Les deux sites ont subi des dommages et nécessitent d’importantes réparations.

Les volumes de GNL restent stables

Les volumes de liquéfaction de GNL de Shell sont restés stables au cours du trimestre, reflétant les contrats à long terme et les mécanismes de tarification de la société. Cependant, la production intégrée de gaz, qui comprend la production de GNL et de gaz liquéfié, a connu une légère baisse par rapport au trimestre précédent.

Sur une note positive, Shell a bénéficié d’une augmentation des marges de raffinage due à des taux de traitement plus élevés dans ses raffineries. La société a également fait état d’une augmentation significative de son fonds de roulement, attribuée aux ventes réalisées en mars qui seront réglées au cours des mois suivants.

La division des énergies renouvelables de Shell devrait afficher de meilleurs résultats pour le premier trimestre, grâce à ses activités de négoce. Il convient de noter que la société n’a annoncé aucune charge de dépréciation liée à ses actifs endommagés au Moyen-Orient. (fc)

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