Les Belges peuvent acquérir des logements plus petits qu’il y a un an avec le même budget

Les prix de l’immobilier en Belgique ont augmenté en moyenne de 4 % l’année dernière. C’est ce qui ressort du dernier indice des prix de 2025, établi par Immoweb et Belfius Bank. En raison de la hausse des prix des logements, le pouvoir d’achat immobilier des Belges a diminué de 8 mètres carrés.


Principaux renseignements

  • En raison de la hausse des prix de l’immobilier, le pouvoir d’achat immobilier des Belges a diminué de 8 mètres carrés au cours de l’année écoulée, pour atteindre 108 mètres carrés.
  • Le coût d’un prêt immobilier a également augmenté l’année dernière. Selon Immoweb, les taux hypothécaires ont augmenté de 60 points de base.
  • Les taux hypothécaires devraient rester stables ou augmenter légèrement cette année. « Les prix de l’immobilier devraient également se maintenir à un niveau élevé », indique-t-on.

Dans l’actualité : ceux qui achètent une maison aujourd’hui paient 4 pour cent de plus qu’il y a un an.

  • « Après une période de stabilisation depuis mi-2022, durant laquelle la hausse annuelle des prix est restée limitée à 1,2 pour cent en 2023 et 1,1 pour cent en 2024, le marché a clairement repris en 2025 », précise Jonathan Frisch, économiste chez Immoweb. « Avec une hausse de 4 pour cent, l’année 2025 marque un véritable tournant sur le marché immobilier. Cette augmentation dépasse même celle de 2022 (+3,4 pour cent), mais reste inférieure aux niveaux records enregistrés après la crise du coronavirus : 5,6 pour cent en 2020 et 5,2 pour cent en 2021. »
  • Les hausses de prix en Flandre (4,1 pour cent) et en Wallonie (4 pour cent) ont été plus marquées qu’à Bruxelles (3,1 pour cent). Ce n’est pas un hasard, car les gouvernements flamand et wallon ont tous deux réduit (davantage) les droits d’enregistrement l’année dernière.

Le pouvoir d’achat immobilier des Belges est sous pression

Zoom : en raison de la hausse des prix de l’immobilier, les Belges obtiennent une maison plus petite pour le même budget.

  • Entre début 2022 et novembre 2023, les ménages ont perdu 23 mètres carrés de capacité d’achat. Grâce à la baisse des taux d’intérêt fin 2023, combinée à l’indexation des salaires, les ménages ont regagné 16 mètres carrés jusqu’en janvier 2025.
  • Depuis janvier 2025, la tendance s’est toutefois inversée et le pouvoir d’achat immobilier a diminué de 8 mètres carrés pour atteindre 108 mètres carrés. Frisch note que cela n’est pas uniquement dû à la hausse des prix de l’immobilier. La hausse des taux d’intérêt joue également un rôle. Selon Immoweb, les taux hypothécaires ont augmenté de 60 points de base l’année dernière.
    • Toutefois: l’indexation des salaires a permis d’éviter une nouvelle érosion du pouvoir d’achat immobilier.
  • Bien que le pouvoir d’achat immobilier diminue en 2025 (en tenant compte d’une durée inchangée du crédit à 20 ans), le taux d’effort médian – le rapport entre les charges et les revenus dans les dossiers de crédit Belfius – continue de baisser.
    • Belfius constate que les Belges prolongent la durée de leur crédit immobilier, ce qui leur permet de réduire leurs charges mensuelles et de compenser en partie la hausse des prix de l’immobilier et des taux d’intérêt.
    • « Un crédit hypothécaire d’une durée de 25 ans est aujourd’hui la norme. En 2025, 7 primo-accédants sur 10 ont opté pour un crédit immobilier d’une durée de 25 ans ou plus », explique Ruben De Winne, Product Manager Crédits hypothécaires chez Belfius Banque.

Stabilisation des taux d’intérêt

Perspectives : Belfius et Immoweb s’attendent à ce que les taux hypothécaires restent stables ou augmentent légèrement cette année.

  • Ils partent du principe que les taux d’intérêt à long terme, sur lesquels les prêteurs se basent pour déterminer le coût d’un prêt immobilier, resteront élevés en raison des incertitudes macroéconomiques persistantes, de l’instabilité politique et des défis budgétaires structurels.
  • « En ce qui concerne la politique monétaire, il n’y a pas eu de baisse des taux directeurs depuis juin 2025 et les marchés s’attendent à une stabilité en 2026, dans un contexte où l’inflation est globalement maîtrisée et plus proche de l’objectif fixé par la Banque centrale européenne (BCE) », peut-on lire.
  • Bien que la hausse des taux d’intérêt exerce généralement une pression sur les prix de l’immobilier, Frisch s’attend à ce que ceux-ci restent élevés. « La pénurie structurelle de logements neufs, combinée à une demande résiliente – soutenue par l’indexation des salaires et l’augmentation du nombre de ménages à moyen et long terme – devrait continuer à exercer une pression à la hausse sur les prix », indique l’analyse.

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