Principaux renseignements
- Les banques américaines exhortent la Fed à faire preuve de prudence dans ses hausses de taux d’intérêt.
- Malgré une inflation modérée, l’inflation sous-jacente devrait dépasser l’objectif de 2 pour cent
- Les tensions géopolitiques, notamment le conflit au Moyen-Orient, auront très probablement une incidence sur la décision relative aux taux d’intérêt.
Les banques américaines estiment que la Réserve fédérale devrait procéder avec prudence à la hausse des taux d’intérêt. Cela fait suite à la publication du rapport sur l’inflation de février par le Bureau of Labor Statistics des États-Unis, qui montre que l’inflation reste stable à 3 pour cent.
Pas d’augmentations trop rapides des taux d’intérêt
Les analystes de Bank of America suggèrent que la Réserve fédérale a encore du travail à faire en matière d’inflation et ne devrait pas se précipiter pour relever davantage les taux.
Ils s’attendent à ce que l’inflation sous-jacente, mesurée par l’indice des dépenses de consommation personnelles (PCE), l’indice préféré de la Fed pour mesurer l’inflation, s’établisse probablement autour de 3,1 pour cent en glissement annuel en février.
Goldman Sachs prévoit deux baisses des taux d’intérêt cet automne
Goldman Sachs prévoit désormais des baisses d’un quart de point de pourcentage en septembre et en décembre. Auparavant, la grande banque américaine s’attendait à ce que le cycle d’assouplissement commence en juin, suivi d’une nouvelle baisse en septembre. L’institution financière a revu ses prévisions, car les marchés financiers mondiaux sont sous pression depuis que la guerre entre les États-Unis et l’Iran attise les craintes d’un choc pétrolier, d’une hausse de l’inflation et d’un avenir économique incertain.
Goldman Sachs a déclaré mercredi dans une note qu’il s’attendait à un nouveau ralentissement du marché du travail d’ici septembre, ce qui justifierait une baisse des taux d’intérêt. Il a ajouté que des baisses supplémentaires restaient possibles si le marché du travail s’affaiblissait plus rapidement et plus fortement que prévu.
Faiblesse du marché du travail
La faiblesse du rapport sur l’emploi de février a renforcé les craintes d’un nouveau ralentissement du marché du travail. Le ralentissement de la croissance du PIB, combiné à l’escalade des risques géopolitiques, pourrait augmenter la probabilité de baisses de taux plus précoces. Les stratèges de Goldman Sachs ont souligné que même si le marché du travail s’affaiblissait suffisamment pour justifier des baisses plus précoces, les craintes d’une hausse des prix du pétrole alimentant l’inflation ou les anticipations inflationnistes ne devraient pas dissuader la Fed d’assouplir sa politique plus tôt.
Actuellement, les traders tablent sur une probabilité d’environ 41 pour cent que la banque centrale américaine abaisse ses taux d’intérêt de 25 points de base en septembre. La Fed devrait maintenir son taux directeur inchangé lors de sa prochaine réunion les 17 et 18 mars.
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