Principaux renseignements
- Les avancées territoriales russes ont chuté à leur plus bas niveau mensuel depuis juin 2023.
- Les « zones de tir » ukrainiennes et les systèmes de drones ont neutralisé les anciennes tactiques d’infanterie russes.
- Moscou a augmenté ses dépenses militaires de 40 pour cent pour se préparer à des conditions diplomatiques défavorables.
Selon les données du Black Bird Group, basé en Finlande, rapportées par le New York Times, l’avancée territoriale russe en Ukraine a ralenti en septembre pour atteindre son rythme mensuel le plus bas depuis juin 2023.
Dans la région nord du Donbass, les contre-attaques ukrainiennes ont contrecarré les tentatives russes d’encercler plusieurs villes, entraînant la perte de dizaines de kilomètres carrés pour Moscou. Parallèlement, les opérations militaires ukrainiennes ont permis de renforcer les positions défensives dans l’ensemble du secteur sud du Donbass.
Affirmations contradictoires concernant gains de territoire
Bien que divers experts occidentaux avancent des chiffres divergents, il existe un consensus général selon lequel, au cours de l’année 2026, la Russie n’aura conquis qu’un peu plus de territoire qu’elle n’en avait initialement perdu.
Ces observations vont à l’encontre des rapports officiels du ministère russe de la Défense, qui affirme que plus de 5 000 kilomètres carrés ont été conquis.
Défense ukrainienne freine l’avancée russe
Ce ralentissement de l’avancée est en grande partie attribué aux « zones de tir » renforcées de l’Ukraine, soutenues par un arsenal sophistiqué de systèmes d’attaque et de drones. De ce fait, la stratégie russe consistant à percer les lignes ennemies avec de petites unités d’infanterie, qui s’était autrefois avérée efficace, ne donne plus de résultats constants.
Néanmoins, Moscou poursuit son offensive, avec des attaques quotidiennes mobilisant des centaines de soldats dans certaines parties du Donbass et une intensification des frappes aériennes sur les centres urbains.
Le Kremlin augmente fortement ses dépenses militaires
Sur le plan financier, le Kremlin a considérablement accru ses investissements militaires. Sur instruction de Vladimir Poutine, les dépenses de guerre pour 2026 ont été fixées à environ 17 000 milliards de roubles (environ 178 milliards d’euros), ce qui correspond presque aux prévisions les plus élevées pour l’année suivante.
Cela représente une hausse de 40 pour cent par rapport au budget initial. Cette augmentation s’explique par l’estimation de Moscou selon laquelle d’éventuelles négociations avec le président américain Donald Trump ne déboucheraient pas sur des conditions favorables. Cette forte hausse des dépenses fédérales au cours du premier semestre a fait grimper le déficit budgétaire prévu à plus de 7 000 milliards de roubles (environ 73,3 milliards d’euros). (lv)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

