Les alliés de l’OTAN issus de l’UE et du Canada augmentent leurs dépenses de défense de près de 500 millions d’euros


Principaux renseignements

  • Les membres européens et canadiens de l’OTAN ont considérablement augmenté leurs dépenses de défense en réponse aux pressions exercées par les États-Unis et aux inquiétudes suscitées par l’agressivité russe.
  • Des pays comme la Pologne et les États baltes dépensent désormais plus que les États-Unis en matière de défense en pourcentage de leur PIB.
  • Si l’augmentation des dépenses renforce l’OTAN, l’approche de Trump a tendu les relations avec les alliés européens qui s’opposent à ses actions contre l’Iran.

Les membres européens et canadiens de l’OTAN ont considérablement augmenté leurs dépenses de défense de près de 20 pour cent pour la deuxième année consécutive en 2025. Cette hausse des dépenses, qui s’élève à 574 milliards de dollars (près de 500 milliards d’euros) de plus qu’en 2024, fait suite à la pression croissante exercée par le président américain Donald Trump et aux inquiétudes grandissantes concernant l’agression russe.

Guerre en Ukraine

Les nouveaux chiffres de l’OTAN révèlent que des pays comme la Pologne, les États baltes et plusieurs nations nordiques dépassent désormais les États-Unis en termes de dépenses de défense en pourcentage de leur produit intérieur brut. Cette évolution met en évidence une dynamique changeante au sein de l’alliance, où la domination traditionnelle des États-Unis est remise en question. La remise en cause constante de ce rôle par Trump et ses demandes d’une augmentation des contributions militaires des autres membres ont contribué à cette transformation.

De plus, la guerre en cours en Ukraine a exacerbé les craintes des nations européennes de devenir la prochaine cible de la Russie. Notamment, la Pologne, la Lituanie et la Lettonie ont déjà dépassé un nouvel objectif fixé par Trump, en consacrant 3,5 pour cent de leur PIB aux dépenses militaires – un seuil que les États-Unis eux-mêmes n’ont pas encore atteint malgré des dépenses de défense globalement plus élevées.

5 pour cent du PIB

L’objectif plus large de Trump est que les alliés consacrent 5 pour cent de leur PIB à la défense, répartis entre 3,5 pour cent pour le personnel et l’équipement militaires et 1,5 pour cent pour les postes liés à la sécurité, tels que la cybersécurité et les infrastructures.

Cette cible doit être atteinte d’ici 2035. L’accord de 2025, conclu au cours de la première année de Mark Rutte en tant que secrétaire général de l’OTAN, a marqué un tournant décisif pour l’alliance, la revitalisant à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022. Rutte a su tirer parti de ces attentes accrues pour obtenir de nouveaux engagements des États-Unis envers la clause de défense collective de l’alliance.

Paysage de la défense européenne

L’afflux de fonds est en train de redessiner le paysage de la défense européenne, qui était resté largement stagnant depuis la fin de la Guerre froide. Si la stratégie de Rutte consistant à apaiser et à flatter Trump a généralement réussi à maintenir l’engagement des États-Unis au sein de l’OTAN, elle a parfois suscité des critiques de la part d’autres alliés.

Le conflit américano-israélien en cours avec l’Iran met désormais l’approche de Rutte à l’épreuve. Son soutien sans réserve aux actions de Trump contre l’Iran contraste fortement avec les condamnations de plus en plus virulentes des pays européens. Au sein de l’OTAN, la rhétorique de Rutte a suscité des réactions négatives, beaucoup exprimant leur inquiétude à l’idée d’être entraînés dans le conflit.

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