Principaux renseignements
- Les alliés traditionnels de la Russie sont déçus par le soutien insuffisant apporté par Moscou en temps de crise.
- Des alliés tels que le Venezuela et l’Iran voient l’aide russe diminuer alors qu’ils sont confrontés à des menaces américaines et à des troubles internes.
- L’arrestation de Nicolás Maduro illustre la priorité accordée par la Russie à ses relations avec les États-Unis par rapport à ses engagements envers ses alliés.
Les alliés de la Russie expriment leur frustration et leur désillusion face au manque de soutien perçu de Moscou dans les moments cruciaux, rapporte Bloomberg. Le Venezuela, autrefois confiant dans son pacte de sécurité avec la Russie, considère désormais cette relation comme vide de sens et inefficace. Ce sentiment est partagé par les régimes autoritaires de Syrie, d’Iran et de Cuba, qui ont vu l’aide russe diminuer alors qu’ils en avaient le plus besoin.
Changement d’alliances
La fuite de Bachar al-Assad à Moscou après la diminution du soutien militaire russe illustre bien ce changement. Cuba est confrontée à une crise humanitaire qui soulève des inquiétudes quant à sa stabilité. L’Iran est confronté à des troubles internes et à la menace d’une nouvelle action militaire américaine après les bombardements de l’année dernière.
L’arrestation du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro à New York est un symbole du désengagement de la Russie. Les responsables à Caracas déplorent l’incapacité des services de renseignement cubains et russes à anticiper ou à atténuer la menace, malgré les avertissements répétés du président Donald Trump. Le recours au personnel cubain pour assurer la sécurité personnelle de Maduro s’est finalement avéré vain, le gouvernement cubain ayant reconnu la mort de 32 ressortissants lors de l’opération américaine.

