Les 7 mensonges que les menteurs se racontent à eux-mêmes

Les auteurs de grands mensonges sont fascinants. A quoi pensaient-ils lorsqu’ils ont menti ? Dans son livre, « Behind the Door of Deceit: Understanding the Biggest Liars in Our Lives », Bella DePaulo, une psychologue américaine a tenté de comprendre comment les menteurs pouvaient en arriver à se convaincre qu’ils devaient mentir. Pour eux, les mensonges sont des souhaits, l’expression d’un désir. Ils voudraient rendre la vie plus douce, plus insouciante, et de ce fait, ils se mentent d’abord à eux-mêmes, en se convaincant des mythes suivants :

1) Je peux m’en sortir grâce à ce mensonge.

Dans ses recherches, Bella DePaulo a trouvé que la plupart des menteurs sont convaincus qu’ils ne seraient démasqués, et qu’ils ont partiellement raison, puisqu’ils ne le sont que dans 40% des cas. Cependant, parfois les menteurs se mettent à se surestimer, et souvent, ils n’ont pas apprécié jusqu’au bout la portée réelle de leur mensonge, et les mensonges secondaires qu’ils devront fabriquer pour couvrir le mensonge principal.

Quand ils comprennent que leurs mensonges sont détectables, ils ont parfois la tentation de contrôler qu’ils n’ont pas été découverts… et ce faisant, ils peuvent susciter la méfiance de leur interlocuteur. En outre, certains de ses interlocuteurs ont eux-mêmes du talent pour cacher leurs soupçons. Ainsi, « tel est pris qui croyait prendre » peut devenir une réalité douloureuse pour des menteurs qui se croyaient à l’abri derrière leur fiction.

2) Personne ne pourra découvrir que j’ai menti. Je vais m’en assurer.

3) Même si mon mensonge est découvert, je pourrais arranger cela avec la personne à qui j’ai menti, et nos relations pourront reprendre comme avant.

4) Je leur ai menti pour leur bien.

5) Je confesserai mes mensonges plus tard.

6) Cela ne concerne que nous deux.

7) Je peux dire ce mensonge qui me permet de m’en sortir, d’autant qu’il n’aura pas de conséquences.

Bella DePaulo conclut que la vie des menteurs est très difficile, parce qu’ils se sont condamnés à vivre dans le stress et l’angoisse, et que même s’ils ne sont pas découverts, ils ressentent de la culpabilité et de la honte.