Principaux renseignements
- L’entreprise italienne de défense Leonardo développe et teste son nouveau système de défense aérienne, Michelangelo, en Ukraine.
- Michelangelo est capable d’intercepter et de neutraliser diverses menaces, notamment les armes hypersoniques et les essaims de drones.
- Leonardo envisage que la technologie Michelangelo crée une « zone morte » et protège à terme toute l’Europe grâce à un dôme de défense aérienne complet.
Leonardo, une entreprise italienne du secteur de la défense, développe un nouveau système de défense aérienne appelé Michelangelo, qu’elle prévoit de tester en Ukraine avant la fin de l’année. Ces essais en conditions réelles permettront de valider de manière décisive l’efficacité de Michelangelo.
20 pays manifestent leur intérêt
L’entreprise prévoit une forte demande pour Michelangelo, 20 pays ayant déjà manifesté leur intérêt. Leonardo estime que le système générera 21 milliards d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2035.
La principale force de Michelangelo réside dans sa capacité à intercepter et à neutraliser un large éventail de menaces, notamment les missiles balistiques, les armes hypersoniques et les essaims de drones. Le système utilise le module MC5 de Leonardo, qui permet une intégration transparente entre différentes plateformes de défense.
Créer une « zone morte »
Cingolani, PDG de Leonardo, envisage que Michelangelo crée une « zone morte » s’étendant sur 10 à 15 kilomètres, offrant une protection efficace contre les attaques de drones et d’armes. Cette zone peut être étendue en connectant de l’artillerie, des radars, des satellites et des systèmes anti-drones.
Bien que Leonardo n’ait pas divulgué le coût exact de développement du module MC5, Cingolani a souligné que les milliards d’euros investis par l’entreprise dans son portefeuille de produits de défense ont joué un rôle déterminant dans la concrétisation de Michelangelo.
Projets futurs
Au-delà du déploiement urgent en Ukraine, Leonardo prévoit de transférer la technologie Michelangelo à des nations alliées et d’adapter le module MC5 pour l’intégrer à d’autres systèmes d’armes.
Des tests approfondis de Michelangelo sont prévus, notamment des essais contre des missiles balistiques et un exercice d’intégration de commandement et de contrôle en 2027. D’autres améliorations, notamment des capacités spatiales, sont prévues pour 2028 et 2029.
Collaboration avec Thales ?
Leonardo envisage également des opportunités de collaboration sur d’autres modèles de dômes, en partenariat potentiel avec des entreprises telles que Thales, qui a récemment lancé son propre système de défense aérienne. Cingolani imagine un avenir où un dôme de défense aérienne complet protégerait toute l’Europe.
L’entreprise explorera diverses stratégies de vente pour Michelangelo, notamment des contrats de logiciels pour le module MC5 et des offres complètes englobant d’autres systèmes d’armes, en tirant potentiellement parti de sa participation de 25 pour cent dans le fabricant européen de missiles MBDA.
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