L’entreprise de défense KNDS lorgne sur le Moyen-Orient avec des solutions de défense contre les drones


Principaux renseignements

  • L’entreprise de défense KNDS démarchent activement des clients au Moyen-Orient en leur proposant des solutions de défense contre les drones.
  • L’entreprise franco-allemande de défense prévoit de doubler, voire de tripler, sa capacité de production, dans la perspective d’une introduction en bourse prochaine.
  • KNDS s’attaque à la fragmentation du secteur européen de la défense en proposant des systèmes d’armes interopérables et adaptables aux exigences nationales spécifiques. Parallèlement, le groupe s’oppose fermement à un rachat par Rheinmetall.

KNDS, l’entreprise franco-allemande de défense connue pour la production de chars Leopard et de véhicules blindés tels que le Boxer et le Serval, s’engage activement auprès de clients du Moyen-Orient concernant des solutions de défense contre les drones. Le PDG Jean-Paul Alary a souligné l’importance croissante des drones dans la guerre moderne et la capacité de KNDS à fournir des moyens de lutte contre les drones.

Projets d’expansion

Afin de répondre à la demande croissante, KNDS vise à augmenter considérablement sa capacité de production dans les années à venir, voire à la doubler ou la tripler. Ce plan d’expansion coïncide avec les préparatifs de l’entreprise en vue d’une introduction en bourse (IPO) prévue cette année.

Selon Alary, KNDS reste fidèle aux armes terrestres. Il a déclaré qu’il existe de nombreuses opportunités dans ce domaine et qu’il n’est pas nécessaire de s’étendre à des secteurs tels que l’aérospatiale ou les systèmes navals.

Remédier à la fragmentation de la défense européenne

Alary a également abordé un sujet de préoccupation majeur au sein du paysage européen de la défense. Il a reconnu la fragmentation des dépenses militaires et l’inefficacité qui en découle. Il s’efforce de réduire ces problèmes en proposant des systèmes d’armes interopérables pouvant être adaptés aux exigences nationales spécifiques.

KNDS prévoit d’implanter de nouvelles usines en Allemagne, en France et éventuellement sur d’autres sites. Alary a par ailleurs réaffirmé l’objectif d’une introduction en bourse en 2026 et a indiqué que le calendrier prévu était respecté.

Rachat potentiel

Alary a également réitéré la position de KNDS contre un éventuel rachat par Rheinmetall. Il s’agit d’une autre grande entreprise allemande du secteur de la défense qui a manifesté son intérêt pour l’acquisition d’une participation. Il a soutenu que Rheinmetall ne correspondait pas aux objectifs stratégiques de KNDS. (fc)

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