Législateurs vénézuéliens franchissent une étape vers l’ouverture du secteur pétrolier et les investissements étrangers 


Principaux renseignements

  • Les législateurs vénézuéliens ont adopté une loi visant à attirer les investissements privés dans le secteur pétrolier du pays.
  • Cette réforme met fin à des décennies de nationalisme des ressources en accordant aux entreprises privées une plus grande autonomie dans l’exploitation des champs pétrolifères et la conservation des revenus.
  • La nécessité urgente de relancer la production pétrolière vénézuélienne en difficulté motive l’évolution vers l’attraction des investissements et de l’expertise étrangers.

Les législateurs vénézuéliens ont franchi une étape importante vers la réforme de l’industrie pétrolière du pays, ouvrant la voie à l’investissement privé. Cela intervient après la récente destitution de Nicolás Maduro. Cela s’inscrit dans une demande importante de l’administration Trump, à savoir la réouverture des vastes réserves pétrolières du Venezuela aux compagnies énergétiques américaines. 

Nationalisme des ressources

Le projet de loi, qui a reçu une approbation préliminaire jeudi, représente une rupture majeure avec le nationalisme des ressources qui caractérisait le régime d’Hugo Chavez. Sous Chavez, les multinationales étaient considérées avec suspicion et accusées d’exploitation, ce qui a conduit à la nationalisation d’une partie importante de l’industrie pétrolière vénézuélienne en 2007.

Attirer les investissements étrangers

Ce nouveau projet de loi vise à attirer les investissements étrangers en offrant une plus grande autonomie aux entreprises privées. Celles-ci pourraient exploiter de manière indépendante des champs pétrolifères, commercialiser leur propre production de pétrole brut et conserver une partie des revenus générés. Il convient de noter que la législation prévoit également le règlement des litiges par voie d’arbitrage international, répondant ainsi à une préoccupation majeure des investisseurs potentiels.

En outre, le projet de loi propose une certaine souplesse dans les taux de redevance, qui pourraient être réduits à 15 pour cent pour les projets difficiles afin d’encourager les investissements.

Nécessité de stimuler la production

L’urgence de cette réforme est soulignée par la nécessité de stimuler la production pétrolière vénézuélienne en difficulté. La présidente par intérim Delcy Rodríguez, qui a mené un rapprochement rapide avec les États-Unis depuis son accession au pouvoir, souligne que les réserves pétrolières inexploitées n’offrent que peu d’avantages tant qu’elles ne sont pas activement extraites et utilisées.

Alors que l’administration Trump cherche à encourager les entreprises américaines à revenir sur le marché pétrolier vénézuélien, certaines restent hésitantes en raison de leurs expériences passées et des incertitudes persistantes. Des inquiétudes subsistent quant aux risques financiers et aux complications juridiques potentielles découlant des nationalisations précédentes.

L’absence de calendrier précis pour la tenue d’élections démocratiques au Venezuela et le maintien des sanctions américaines contribuent également à l’appréhension des investisseurs. (fc)

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