L’économie de la zone euro croît malgré le ralentissement du secteur manufacturier


Principaux renseignements

  • L’économie de la zone euro a connu une croissance pour le quatrième trimestre consécutif à la fin de l’année 2025. C’est ce qui ressort de l’indice PMI de S&P Global.
  • Malgré un ralentissement de la croissance en décembre, le secteur des services continue d’alimenter l’expansion économique.
  • Les économistes prévoient une croissance modérée mais régulière pour la zone euro en 2026.

L’économie de la zone euro a connu un ralentissement en décembre 2025, mais a terminé l’année avec son expansion trimestrielle la plus robuste depuis 2023. Cette performance positive est due à la croissance soutenue du secteur des services, qui a contrebalancé la contraction de l’industrie manufacturière. Malgré des défis tels que les droits de douane américains sur les importations européennes, la zone euro a maintenu une croissance stable tout au long de l’année 2025.

La croissance ralentit mais reste positive

L’indice composite final des directeurs d’achat (PMI) du HCOB pour le bloc, compilé par S&P Global et considéré comme un indicateur fiable de la santé économique, a baissé à 51,5 en décembre 2025 par rapport au plus haut de 30 mois de 52,8 atteint en novembre. Ce chiffre, légèrement inférieur à l’estimation préliminaire de 51,9, est néanmoins synonyme d’expansion puisqu’il est resté au-dessus de la barre cruciale des 50. Notamment, cette croissance constante tout au long de l’année 2025 marque une tendance qui n’a pas été observée depuis 2019. La moyenne de l’indice PMI du quatrième trimestre (52,3) représente le niveau le plus élevé depuis le deuxième trimestre 2023.

Les économistes prévoient une croissance continue

Les projections pour 2026 suggèrent la poursuite d’une croissance modérée dans le secteur des services, tandis que l’industrie manufacturière devrait bénéficier d’une demande accrue dans des secteurs tels que les équipements de défense et les machines de construction. Ces perspectives positives suggèrent qu’une croissance économique supérieure à 1 pour cent est réalisable.

Bien que les nouvelles commandes aient augmenté pour le cinquième mois consécutif, le rythme a ralenti pour atteindre son point le plus faible depuis septembre 2025. Le secteur manufacturier a connu une baisse plus marquée des nouvelles commandes d’usine par rapport au secteur des services, qui a enregistré une croissance plus faible des ventes.

Performance inégale dans la zone euro

L’indice de l’activité commerciale dans le secteur des services s’est ralenti à 52,4 par rapport au sommet de 53,6 atteint en novembre il y a deux ans et demi. L’Espagne s’est distinguée avec un indice composite qui a atteint son plus haut niveau en deux mois, tandis que l’expansion de l’Allemagne a ralenti pour atteindre son plus bas niveau en quatre mois. L’Italie a connu une quasi-stagnation de l’activité commerciale, et l’activité du secteur privé français est restée stable.

L’inflation des coûts des intrants s’est accélérée pour atteindre son plus haut niveau en neuf mois, reflétant l’intensification des pressions sur les prix dans les deux secteurs. Cependant, l’inflation des prix à la production est restée inchangée par rapport à novembre. La Banque Centrale Européenne (BCE) continue de surveiller de près l’inflation des services en raison de son impact potentiel sur la stabilité globale des prix.

La croissance de l’emploi a connu une légère augmentation en décembre 2025, bien qu’elle soit restée marginale en raison de la poursuite des pertes d’emplois dans le secteur manufacturier.

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(ns)

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