Le Venezuela donne la priorité à la stabilité


Principaux renseignements

  • Le Venezuela donnera la priorité à la stabilité nationale et à la reconstruction de ses institutions avant d’organiser des élections présidentielles.
  • Le Venezuela cherche à conclure un accord avec les secteurs de l’opposition afin d’établir un calendrier pour les futures élections.
  • Malgré une loi d’amnistie, des inquiétudes subsistent quant à une éventuelle répression politique future au Venezuela.

Le président de l’Assemblée nationale du Venezuela, Jorge Rodriguez, a déclaré que le pays n’organiserait pas d’élections présidentielles dans l’immédiat. Il a dit que la priorité du gouvernement était la stabilité nationale. Il a ajouté que la reconstruction des institutions de l’État était également essentielle.  Rodriguez a expliqué que ce processus impliquait le renforcement de toutes les institutions vénézuéliennes. Il a ajouté que cela visait à garantir leur plein fonctionnement et leur reconnaissance par tous. Il a indiqué le désir des Vénézuéliens de revenir à la normale après les événements récents impliquant le président Nicolas Maduro.

Accord nécessaire pour les élections

Rodriguez a déclaré qu’un accord avec tous les secteurs de l’opposition serait nécessaire pour établir un calendrier. Il a rejeté les allégations selon lesquelles l’élection présidentielle de 2024 était illégitime. Il a ensuite precisé la nécessité de l’unité nationale et mis en avant les efforts du pouvoir législatif pour adopter une loi d’amnistie générale. Cette loi vise à libérer tous les prisonniers politiques et à pardonner les crimes liés à la dissidence politique depuis 1999.

Inquiétudes quant à une future répression

Alors que la loi d’amnistie devrait être adoptée prochainement, les détracteurs expriment leurs inquiétudes quant à une éventuelle répression politique future. Rodriguez a reconnu que la loi d’amnistie ne s’appliquerait pas aux dirigeants de l’opposition accusés de crimes violents. Il les a exhortés à se conformer à la législation vénézuélienne afin de pouvoir rentrer dans leur pays en toute sécurité.

Des questions subsistent quant à la libération des prisonniers

Les événements récents impliquant l’ancien législateur Juan Pablo Guanipa ont soulevé de nouvelles questions quant à l’engagement du gouvernement à libérer les prisonniers. Malgré sa libération initiale de détention provisoire, Guanipa a été arrêté à nouveau après s’être entretenu avec les médias et ses partisans. Cette arrestation a suscité des accusations de répression continue. La dirigeante de l’opposition, Maria Corina Machado, a condamné ces actions. Elle a argué que les libérations annoncées par le gouvernement ne garantissent pas le plein exercice des droits politiques et civils.

(JW)

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