Principaux renseignements
- L’accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran permet un passage en toute sécurité dans le détroit d’Ormuz, mais l’incertitude demeure.
- Seul un nombre limité de navires traverse actuellement le détroit.
- Les éventuels péages exigés par l’Iran posent des défis juridiques aux compagnies maritimes.
Le détroit d’Ormuz, passage maritime crucial, est devenu un foyer de tension suite aux restrictions imposées par l’Iran au trafic maritime dans cette voie navigable. Un récent accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran comprend des dispositions garantissant un passage en toute sécurité, mais l’incertitude persiste. Quels navires traversent actuellement le détroit ? La BBC en a dressé la liste.
Peu de pétroliers passent le détroit
Depuis le début du cessez-le-feu, seul un nombre limité de navires a traversé le détroit, contre une moyenne de 138 navires par jour avant le conflit. Les données de suivi des navires révèlent que la plupart des navires qui le traversent sont des vraquiers ou des porte-conteneurs, avec quelques pétroliers transportant du pétrole, du gaz ou des produits chimiques. De nombreux navires choisissent de ne pas diffuser leur position pendant la traversée.
Les experts en transport maritime soulignent les risques et les incertitudes importants auxquels sont confrontés les armateurs naviguant dans le détroit. L’absence de directives claires concernant les conditions de transit et le contrôle continu exercé par l’Iran sur la voie navigable contribuent à cette appréhension. On observe que les navires empruntent une route nord, près des côtes iraniennes, s’écartant de la route sud qui traversait le milieu du détroit avant le conflit.
Des directives peu claires
Les analystes prévoient que les pétroliers bloqués chargés de marchandises se verront accorder la priorité pour le passage si les traversées reprennent à plus grande échelle. La durée de deux semaines du cessez-le-feu ajoute une couche supplémentaire d’incertitude pour les navires, car ils risquent de se retrouver piégés s’ils entrent dans le golfe pendant cette période.
Les inquiétudes portent également sur la présence potentielle de mines marines et la possibilité de devoir payer des péages à l’Iran pour un passage en toute sécurité. Selon certaines informations, l’Iran pourrait exiger un paiement pour le transit des navires dans le détroit, une proposition que les compagnies maritimes hésitent à accepter en raison de violations potentielles des sanctions. Certains pays ont déjà négocié un passage en toute sécurité pour leurs navires, mais la question du paiement des péages présente des complexités pour d’autres nations et compagnies maritimes.
Les experts juridiques soulignent que le fait d’effectuer des paiements à des personnes ou entités figurant sur les listes de sanctions américaines constitue une violation. Le paiement de péages à l’Iran, à moins d’une exemption explicite des États-Unis, pourrait donc entraîner des répercussions juridiques pour les compagnies maritimes.
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