Principaux renseignements
- Le système pénitentiaire russe est confronté à une grave crise de personnel, avec plus de 71 400 postes vacants.
- Les bas salaires et la charge de travail importante poussent le personnel pénitentiaire à quitter le service.
- La pénurie de personnel met en évidence la pression croissante qui pèse sur les institutions chargées de la sécurité et de l’application de la loi en Russie dans le contexte de la guerre en cours.
Le système pénitentiaire russe connaît une grave crise de personnel. Le Service pénitentiaire fédéral (FSIN) a signalé un déficit de personnel supérieur à 30,5 pour cent en 2025, ce qui correspond à environ 71 400 postes vacants. Cette pénurie représente une augmentation significative par rapport à l’année précédente, où le déficit était d’environ 23 pour cent.
Les postes de direction sont touchés
Les postes de direction au sein du FSIN sont particulièrement touchés par cette pénurie. Un pourcentage considérable de postes de cadres supérieurs sont vacants dans divers organismes régionaux du FSIN. Les postes de supervision subalternes sont également confrontés à des taux de vacance élevés.
Cette crise du personnel fait peser une charge considérable sur le personnel pénitentiaire restant, ce qui entraîne une augmentation de la charge de travail et du stress psychologique. En conséquence, un pourcentage élevé d’employés quittent le service avant d’avoir atteint l’âge de la retraite.
Baisse de la population carcérale
Il est intéressant de noter que cette crise du personnel survient malgré une baisse de la population carcérale en Russie. Le nombre de personnes détenues dans les prisons et les centres de détention provisoire a atteint un niveau historiquement bas.
Le système répressif russe dans son ensemble est également confronté à des difficultés de recrutement et de fidélisation. Le ministère de l’Intérieur a signalé un manque de 212 000 policiers, un nombre important d’entre eux quittant les forces de l’ordre chaque année.
Faibles salaires et charges de travail élevées
Les faibles salaires et les charges de travail élevées sont cités comme les principaux facteurs contribuant à cette pénurie. Afin de remédier à ce problème, le président Poutine a demandé aux responsables de recruter des vétérans de la guerre en Ukraine dans les forces de police.
Le manque de personnel met en évidence la pression croissante qui pèse sur les institutions russes chargées de la sécurité et de l’application de la loi. La guerre en cours épuise les ressources humaines et les salaires du secteur public ont du mal à suivre le rythme de l’inflation, ce qui complique les efforts visant à maintenir l’application de la loi, le fonctionnement des prisons et la sécurité intérieure.
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