Le syndicat militaire libéral VSOA a officiellement mis le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) en demeure concernant la rémunération des militaires. Le syndicat exige que les soldats soient payés à l’heure et menace d’intenter une action en justice si cette exigence n’est pas satisfaite. Le conflit trouve son origine dans le fait que les militaires pourraient bientôt devoir à nouveau patrouiller dans les rues de Bruxelles.
Principaux renseignements
- Le conflit entre le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) et les syndicats militaires semble s’intensifier.
- Le syndicat libéral VSOA met le ministre en demeure concernant la rémunération des militaires en opération.
- Il souhaite que les militaires soient payés à l’heure, car Francken a supprimé d’autres avantages au personnel de la défense.
Le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) est en conflit avec les syndicats militaires depuis un certain temps déjà. Auparavant, il existait au sein de la défense une sorte de « contrat social et moral tacite ». Celui-ci stipulait que les militaires n’étaient effectivement pas payés pour toutes leurs heures de travail, mais qu’ils bénéficiaient en contrepartie d’autres avantages. L’un des principaux avantages était qu’ils pouvaient prendre leur retraite à 56 ans.
Francken souhaite relever l’âge de la retraite et modifier certains autres aspects. Des négociations sociales sont en cours depuis un certain temps à ce sujet. En compensation, le ministre a décidé de débloquer des fonds supplémentaires. Le plus grand syndicat militaire, l’ACMP-CGPM, a depuis signé l’accord, mais trois autres syndicats examinent encore le texte. De nouvelles négociations sont prévues pour la mi-octobre.
Patrouilles de rue
Avant même cette nouvelle concertation, le syndicat libéral de l’armée VSOA passe à l’attaque. Il assigne le ministre Francken en justice au sujet de la rémunération des militaires en opération. Le fait que le gouvernement envisage de redéployer des militaires pour des patrouilles de rue à Bruxelles semble avoir été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Selon le dirigeant du VSOA, Boris Morenville, la situation actuelle est intenable : « Sur 24 heures, les militaires ne sont payés que pour 12,6 heures, et à peine 5 heures pendant le week-end ».
« On ne peut pas demander aux militaires d’assurer la sécurité des citoyens sans reconnaître la valeur de chaque heure de leur engagement. Les militaires ne sont pas des citoyens de seconde zone », déclare Morenville. Les autres syndicats de la défense, l’ACOD et l’ACV, soutiennent également cette revendication.
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