Le stress des parents peut jouer un rôle important dans l’obésité infantile, selon une étude


Principaux renseignements

  • Réduire le stress chez les parents peut diminuer le risque d’obésité chez les jeunes enfants.
  • Lorsque les parents sont soumis à un stress important, cela peut avoir une influence négative sur les routines quotidiennes au sein de la famille.
  • Selon l’Atlas mondial de l’obésité, plus de 228 millions d’enfants dans le monde seront en surpoids d’ici 2040.

Réduire le stress chez les parents peut diminuer le risque d’obésité chez les jeunes enfants. C’est ce que révèle une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’université de Yale. Selon eux, l’état mental des parents influence directement la vie familiale et les habitudes des enfants.

Routines familiales

Lorsque les parents sont soumis à un stress important, cela peut avoir une influence négative sur les routines quotidiennes au sein de la famille. Les habitudes saines, telles que les repas pris en commun, des heures de coucher régulières et une activité physique suffisante, sont alors souvent mises à mal. Dans de telles situations, les parents ont également tendance à opter davantage pour une alimentation malsaine.

Le stress peut également rendre les parents moins patients ou moins cohérents dans leurs réactions envers leurs enfants. Le risque que les enfants développent des habitudes alimentaires malsaines ou que leurs activités quotidiennes soient moins structurées augmente alors.

Étude

Au cours de l’étude, les scientifiques ont suivi pendant 12 semaines 114 parents issus de différents milieux ethniques et socio-économiques. Tous les parents étaient en surpoids ou obèses et avaient des enfants âgés de deux à cinq ans.

Les parents ont été répartis en deux groupes. Le premier groupe a bénéficié d’une intervention anti-stress, « Parenting Mindfully for Health », axée sur la pleine conscience et les compétences d’autorégulation du comportement, combinée à des conseils sur une alimentation saine et l’activité physique.

Le deuxième groupe a bénéficié d’une intervention témoin. Il a reçu des conseils sur une alimentation saine et l’activité physique. Les deux groupes se sont réunis au maximum deux heures par semaine. Le niveau de stress des parents et le poids des enfants ont également été surveillés pendant 12 semaines.

Les parents qui ont bénéficié de l’intervention sur le stress ont déclaré être moins stressés et plus positifs. Leurs enfants ont mangé moins d’aliments malsains et n’ont pas pris de poids après l’étude.

Les résultats de l’autre groupe étaient complètement différents. Les parents n’ont pas montré d’améliorations comparables et leurs enfants ont pris beaucoup de poids. Ils avaient six fois plus de chances de se retrouver dans la catégorie des personnes en surpoids ou obèses.

Un problème plus large

L’obésité infantile est un problème de santé croissant à l’échelle mondiale. Selon l’Atlas mondial de l’obésité, plus de 228 millions d’enfants dans le monde seront en surpoids d’ici 2040. Le surpoids pendant l’enfance augmente non seulement le risque de maladies chroniques à l’âge adulte, mais il constitue également un danger pendant les premières années de la vie, où un développement sain est crucial.

L’Organisation mondiale de la santé et ses États membres ont fixé des objectifs nutritionnels mondiaux visant à améliorer l’alimentation des mères, des bébés et des jeunes enfants entre 2025 et 2030. Leur objectif est de réduire le surpoids de 5 % au cours des cinq prochaines années.

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