Principaux renseignements
- Le gouvernement britannique reconnaît les inquiétudes liées à une éventuelle réduction de la présence militaire américaine en Europe, mais ne s’est pas engagé à la remplacer de manière spécifique.
- Des investissements européens crédibles dans la défense sont essentiels pour assurer une transition en douceur si les États-Unis réduisent leur rôle en Europe.
- Tout en donnant la priorité à l’OTAN, le Royaume-Uni cherche à approfondir sa coopération industrielle en matière de défense avec ses partenaires européens.
Le gouvernement britannique reconnaît les inquiétudes concernant la dépendance de l’Europe vis-à-vis des capacités militaires américaines, mais ne s’est pas engagé à reprendre des rôles spécifiques si les États-Unis réduisaient leur présence. C’est ce qu’écrit le UK Defence Journal.
Des investissements essentiels
Un rapport récent de la commission de la défense a souligné qu’une transition en douceur des responsabilités dépendait d’investissements européens crédibles dans le domaine de la défense. La commission a exhorté le gouvernement à évaluer les domaines dans lesquels le Royaume-Uni pourrait intervenir et remplacer les capacités américaines, si celles-ci venaient à être retirées.
En outre, la commission a recommandé de renforcer les liens entre l’OTAN et les initiatives de défense de l’UE, telles que le plan « ReArm Europe » et « Readiness 2030 », afin de favoriser la collaboration en matière de développement des capacités.
« NATO First »
Le gouvernement a réitéré son attachement à l’approche « NATO First », soulignant que la défense collective par le biais de l’Alliance reste cruciale pour la planification des forces britanniques. Les ministres évaluent actuellement les priorités d’investissement afin de remplir les responsabilités du Royaume-Uni au sein de l’Alliance, notamment en examinant les domaines qui dépendent fortement des capacités américaines et la participation potentielle aux programmes de développement des capacités de l’UE. Les décisions spécifiques concernant les rôles de leadership seront détaillées dans le prochain plan d’investissement de la défense.
Le gouvernement a également présenté les changements structurels visant à améliorer l’interopérabilité au sein de l’OTAN. La nomination d’un champion de l’interopérabilité au sein du quartier général stratégique militaire témoigne de la volonté de mettre en œuvre la feuille de route du Royaume-Uni en matière d’interopérabilité avec l’OTAN. Les progrès sont évidents avec l’intégration récente du groupe aéronaval britannique sous le commandement de l’OTAN et dans ses systèmes opérationnels et tactiques.
Coopération UE et Royaume-Uni
Tout en saluant les efforts de l’UE pour renforcer la préparation de la défense, tels que la feuille de route « Defence Readiness 2030 », le gouvernement a souligné l’importance d’aligner ces initiatives sur les objectifs de l’OTAN. Bien que les négociations n’aient pas abouti à la pleine participation du Royaume-Uni au mécanisme SAFE (Security Action for Europe) de l’UE, l’industrie britannique conservera un accès limité, pouvant participer aux contrats SAFE selon les conditions standard applicables aux pays tiers, et contribuer à hauteur de 35 pour cent du contenu.
Le gouvernement continue de rechercher une coopération industrielle plus approfondie en matière de défense avec ses partenaires européens dans le cadre du partenariat de sécurité et de défense entre le Royaume-Uni et l’UE. Il cite les récents accords de défense conclus avec la Norvège, la Turquie, l’Allemagne et la France comme preuve de cet engagement. (fc)
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