Principaux renseignements
- Le gouvernement britannique limite l’accès des États-Unis à ses bases militaires aux seules opérations défensives contre l’Iran.
- Cibler les infrastructures civiles iraniennes constituerait un crime de guerre potentiel au regard du droit international.
- Le Premier ministre Starmer résiste aux pressions du président Trump visant à élargir l’implication du Royaume-Uni dans le conflit avec l’Iran.
Le gouvernement britannique a clairement indiqué qu’il n’autoriserait pas les États-Unis à utiliser les bases militaires britanniques pour mener des actions offensives contre l’Iran. Cette position fait suite aux menaces du président Trump de nouvelles actions militaires contre Téhéran, notamment visant les infrastructures énergétiques et les sites civils iraniens, si l’Iran ne rouvre pas le détroit d’Ormuz.
Les bases britanniques réservées aux missions défensives
Le porte-parole du Premier ministre Keir Starmer a souligné la position constante du Royaume-Uni depuis le début du conflit : l’accès des États-Unis aux bases de la RAF Fairford en Angleterre et de Diego Garcia dans l’océan Indien est limité aux seules missions « défensives ». Tout en refusant de se prononcer sur la question de savoir si la destruction d’infrastructures civiles constituerait un crime de guerre, le porte-parole a réitéré que « ce n’est pas notre guerre », tout en reconnaissant l’engagement du Royaume-Uni à défendre ses intérêts et ses alliés.
Le gouvernement britannique a publié un avis juridique justifiant l’acceptation des demandes américaines d’utilisation de bases pour des opérations défensives, en affirmant que cela était conforme au droit international. Cependant, le ciblage d’infrastructures civiles est largement considéré comme un crime de guerre potentiel en raison du risque de nuire à des non-combattants. Les menaces du président Trump de « faire sauter » les centrales électriques iraniennes et de ramener le pays « à l’âge de pierre » soulignent cette préoccupation.
Autodéfense régionale
Le porte-parole a précisé que l’accord autorise les États-Unis à utiliser les bases britanniques uniquement à des fins d’autodéfense collective régionale, notamment pour neutraliser les sites de missiles menaçant la navigation dans le détroit d’Ormuz.
La réticence initiale de Starmer à approuver des demandes plus larges concernant les bases américaines a suscité les critiques du président Trump, qui a récemment comparé le Premier ministre britannique à Neville Chamberlain, connu pour sa politique d’apaisement envers l’Allemagne nazie. Malgré cette pression, Starmer reste ferme dans son refus d’étendre le rôle du Royaume-Uni dans le conflit.
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