Principaux renseignements
- Le gouvernement britannique mène une initiative cruciale pour lutter contre les deepfakes en développant un système de détection avancé.
- Cette initiative vise à établir des normes à l’échelle du secteur pour évaluer la technologie de détection des deepfakes et atténuer leur impact néfaste.
- L’essor rapide des deepfakes, alimenté par les progrès de l’IA, nécessite une action urgente pour protéger les individus et la société contre la manipulation et l’exploitation.
Le Royaume-Uni va collaborer avec Microsoft pour mettre au point un système de détection des deepfakes. C’est ce qu’a annoncé jeudi le gouvernement britannique. Il souhaite développer un système capable d’identifier les contenus deepfake. En outre, ils souhaitent établir des procédures standardisées pour évaluer les technologies de détection des deepfakes.
Ces procédures évaluent l’efficacité de diverses technologies pour identifier et comprendre les deepfakes nuisibles, quelle que soit leur origine. En testant ces technologies face à des menaces réelles telles que les abus sexuels, la fraude et l’usurpation d’identité, le gouvernement vise à identifier les lacunes dans les capacités de détection.
Les dangers des deepfakes
La ministre de la Technologie, Liz Kendall, souligne les dangers que représentent les deepfakes. Selon elle, ils sont utilisés pour tromper le public, exploiter les personnes vulnérables et éroder la confiance dans les sources d’information.
Des normes industrielles
Au cours de cette colaboration, des attentes claires seront également formulées pour les industries en matière de normes de détection des deepfakes. Cette initiative est motivée par des statistiques alarmantes. On estime à 8 millions le nombre de deepfakes partagés en 2025. C’est une augmentation spectaculaire par rapport aux 500 000 de 2023.
Des incidents tels que la génération par le chatbot Grok d’images à caractère sexuel non consensuelles, y compris celles d’enfants, ont mis en évidence l’urgence d’une réglementation. (fc)
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