Le prochain boom de l’économie américaine: de plus grosses fesses

Oubliez les prothèses mammaires : ce ne sont plus de plus gros seins que les coquettes réclament aux chirurgiens plastiques des États-Unis et d’autres pays occidentaux. Inspirées par des stars telles que Jennifer Lopez ou Kim Kardashian, qui exposent de plus en plus leurs courbes généreuses, leurs nouvelles patientes leur réclament un plus large fessier. La mode des belles fesses est ainsi à l’origine d’un nouvel essor sur l’industrie de l’esthétique. La demande pour les produits et les procédures destinés à mettre le derrière en valeur connait une forte hausse, et cette tendance va certainement se renforcer dans les années à venir.

Aux États-Unis, cette nouvelle lubie a même déjà un surnom : le « booty business ». De plus en plus de femmes veulent avoir les mêmes fesses fermes que leurs stars préférées, et elles sont parfois prêtes à dépenser beaucoup d’argent pour réaliser ce rêve. Entre les seins et les fesses, elles n’hésitent plus : la poitrine attendra.

Tout ce qui permet d’arborer un derrière plus large est affecté par cette nouvelle tendance : les cours de gymnastique centrés sur le travail des fessiers, la chirurgie esthétique visant à injecter de la graisse sur les fesses, ou même les pantalons dotés de coussinets de mousse pour grossir les fesses, ou de dispositifs pour en améliorer la rondeur, rencontrent un succès grandissant.

Le sociologue français Jean-Claude Kaufmann, qui a publié « Corps de femmes et regard d’hommes », affirme que ce phénomène n’est pas propre aux Etats-Unis, mais qu’il a aussi gagné l’Europe, et en particulier la France. « Cela est imputable aux influences Latino-américaines, mais aussi au succès de star telles que Beyonce et Rihanna », explique-t-il. Il cite également des raisons économiques : « Lors des périodes d’incertitude, les gens recherchent la sécurité. Les hommes sont attirés par les hanches des femmes et leurs fesses pour se rassurer et se sentir en sécurité. Les femmes répondent à cela. C’est profondément psychologique ».

Selon certains économistes, l’économie américaine profite de l’envie des femmes d’avoir des derrières plus plantureuses. L’impact économique de ces interventions est devenu si important qu’il commence à influencer l’évolution du PIB.

Le « butt lift » brésilien, une procédure chirurgicale qui consiste à prélever la graisse du ventre et à la réinjecter sur les fesses et les hanches, est de plus en plus populaire aux Etats-Unis. Selon le docteur Matthew Schulman, qui pratique lui-même ce type d’intervention à New York, l’intervention dure 3 heures et elle coûte entre 10 000 (environ 7 500 euros) et 13 000 dollars (environ 10 000 euros).

L’année dernière, l’American Society for Aesthetic Plastic Surgery a dénombré plus de 11 000 procédures de ce genre, ou d’interventions visant à augmenter le volume des fesses au moyen d’implants aux Etats-Unis, en hausse de 58% par rapport à 2012. Il s’agit de la procédure qui connait la plus forte croissance.

Cependant, ce que les hommes pensent de la nouvelle lubie des femmes n’est pas encore connu…