Le prix des logements flamands a augmenté de près de 4 pour cent en 2025 : « Ce fut en fait une année immobilière calme »

Le prix des logements en Flandre a augmenté de près de 4 pour cent l’année dernière, selon une étude réalisée par l’agence immobilière ERA en collaboration avec l’Université d’Anvers. Malgré cette hausse des prix, Johan Krijgsman, PDG d’ERA, parle d’une « année immobilière calme ».

Dans l’actualité : ceux qui achètent un logement aujourd’hui paient 3,7 pour cent de plus qu’au début de l’année 2025. Au cours de cette période, le prix d’un appartement a grimpé de 4,1 pour cent.

  • Les hausses de prix sont donc plus importantes que celles des deux dernières années. En 2023 et 2024, ERA a enregistré une augmentation des prix de respectivement 0,2 pour cent et 1,3 pour cent pour une maison en Flandre. Le prix d’un appartement a augmenté de 3 pour cent et 2,6 pour cent au cours de ces années.
  • Selon Krijgsman, la situation était totalement différente l’année dernière par rapport à 2024. Alors qu’en 2024, les hausses de prix étaient inférieures à l’inflation (3,1 pour cent) et que le coût de la vie en Flandre avait donc baissé, les prix de l’immobilier en 2025 ont suivi l’inflation. Celle-ci s’élevait à 2,47 pour cent.
    • Pour ceux qui ont acheté leur première et unique maison familiale, la différence a toutefois été atténuée par la réduction des droits d’enregistrement flamands pour ce type de bien immobilier (de 3 pour cent à 2 pour cent depuis le 1er janvier 2025). Dans le même temps, le taux d’intérêt moyen a augmenté régulièrement au cours de l’année dernière, passant d’environ 3 pour cent à environ 3,5 pour cent.

Normalisation du marché immobilier

Zoom : malgré la forte augmentation des prix des appartements et des maisons en 2025, Krijgsman parle d’une année immobilière calme.

  • « D’un point de vue purement statistique, l’année 2025 sera calme pour le marché immobilier flamand. Après les fortes fluctuations de prix pendant la pandémie de Covid-19, suivies d’une correction sur le marché immobilier ces deux dernières années, nous nous situons pour l’année écoulée dans la moyenne depuis le lancement du baromètre ERA en 2005 (une hausse annuelle des prix de 3,3 pour cent) », explique-t-il. « Les appartements connaissent également une hausse normale des prix, ce qui indique un retour à la stabilité des prix sur le marché. »
  • Selon le PDG de la société immobilière, le marché immobilier se sera normalisé en 2025. « En moyenne, les négociations sont également moins nombreuses et le nombre de jours pendant lesquels une maison est en vente est passé de 113 jours en 2024 à 111 jours l’année dernière », ajoute-t-il. « En moyenne, les négociations sont également moins nombreuses et le nombre de jours pendant lesquels une maison est en vente est passé de 113 jours en 2024 à 111 jours l’année dernière. »

Les logements avec un score EPC inférieur prennent de la valeur

Remarque : les logements avec un label énergétique moins favorable, tels que les labels EPC E ou F, reprennent de la valeur, avec une hausse d’un peu moins de 3 pour cent. Au cours des deux dernières années, le prix de ces logements avait justement baissé.

  • Cela s’explique notamment par le fait que la pression exercée par le gouvernement flamand pour que tous obtiennent le label A d’ici 2050 a provisoirement disparu.
  • Selon les experts, ce sont surtout les logements classés C ou D qui profitent de la décision du gouvernement flamand d’assouplir l’obligation de rénovation. « En 2025, ce sont eux qui ont connu la plus forte hausse de valeur, avec environ 3,6 pour cent, tandis que les logements plus économes en énergie classés A et B n’ont augmenté en moyenne que de 3,3 pour cent », explique-t-on.

Mais malgré le fait que les maisons ayant les pires labels EPC voient à nouveau leur prix augmenter, l’écart entre les labels C et D et les labels E et F se creuse par rapport à 2024.

  • Une maison classée F est 13,5 pour cent moins chère qu’une maison classée D, la norme actuelle. Pour une maison classée E, vous payez en moyenne 8 pour cent de moins. En revanche, une maison classée C est 7,3 pour cent plus chère, une maison classée B coûte 14,3 pour cent de plus et les maisons les plus économes en énergie, classées A, coûtent 23,2 pour cent de plus.
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