Présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, propose un programme de coopération avec les États-Unis après l’arrestation de Maduro


Principaux renseignements

  • La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, propose un programme de coopération avec les États-Unis fondé sur le développement mutuel et le respect du droit international.
  • Ce ton conciliant intervient alors que les tensions entre les deux pays s’intensifient, accompagnées de la menace de Donald Trump d’une action militaire supplémentaire contre le Venezuela.
  • La comparution prochaine de Maduro devant un tribunal à New York ajoute une nouvelle couche de complexité à une situation déjà tendue et suscite des critiques internationales quant à sa légalité au regard du droit international.

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a proposé un programme de coopération avec les États-Unis fondé sur le développement mutuel et le respect du droit international.

Ce ton conciliant marque un changement par rapport à sa condamnation précédente de l’opération militaire américaine ayant conduit à l’arrestation du président Nicolás Maduro, qu’elle avait qualifiée de saisie illégale des ressources vénézuéliennes.

Changement de ton

Rodríguez a insisté sur la nécessité de privilégier la paix et le dialogue plutôt que le conflit, affirmant que les États-Unis et le peuple vénézuélien méritaient la tranquillité. Elle a souligné l’engagement de son gouvernement à favoriser des relations positives avec les États-Unis.

Cela intervient après la menace du président Donald Trump de mener de nouvelles actions militaires contre le Venezuela s’il ne coopérait pas à l’ouverture de son industrie pétrolière et à la lutte contre le trafic de drogue. Il a également lancé des avertissements concernant une potentielle intervention militaire au Mexique, tout en suggérant que le régime communiste cubain était sur le point de s’effondrer.

Comparution de Maduro devant le tribunal

La comparution prochaine de Maduro devant un tribunal à New York aujourd’hui ajoute une nouvelle couche de complexité à la situation. Le gouvernement Trump a présenté l’arrestation de Maduro comme une mesure d’application de la loi visant à le tenir responsable des accusations de narcoterrorisme déposées en 2020.

Trump a toutefois également reconnu d’autres motivations derrière l’opération, évoquant ses inquiétudes concernant l’immigration vénézuélienne aux États-Unis et la nationalisation, il y a plusieurs décennies, des intérêts pétroliers américains.

Critiques internationales

Le raid contre Maduro a suscité des critiques de la part de différents pays, qui remettent en cause sa légalité au regard du droit international. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir lundi pour discuter de la question, tandis que la Chine a condamné les actions américaines et appelé à la libération de Maduro et de son épouse.

L’effondrement économique du Venezuela au cours des deux dernières décennies a entraîné un exode massif des citoyens, un Vénézuélien sur cinq ayant quitté le pays. La destitution de Maduro, qui a dirigé le Venezuela pendant plus de 12 ans après la mort d’Hugo Chavez, pourrait potentiellement exacerber la situation déjà fragile de cette nation de 28 millions d’habitants. (uv)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

Plus