Principaux renseignements
- Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson envisage de former un gouvernement de coalition incluant le parti d’extrême droite Démocrates de Suède après les élections du 13 septembre.
- Cette alliance potentielle confère aux Démocrates suédois une influence significative sur des domaines politiques cruciaux tels que l’immigration et l’intégration.
- Ce serait la première fois que le parti d’extrême droite arriverait au pouvoir en Suède.
Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a fait part de sa volonté d’inclure le parti d’extrême droite Démocrates de Suède dans un éventuel futur gouvernement de coalition. Cette annonce, faite avant les élections législatives du 13 septembre, laisse entrevoir une alliance quadripartite comprenant les Modérés de Kristersson, les Démocrates de Suède, ainsi que les petits partis des Démocrates-chrétiens et des Libéraux.
L’extrême droite en Suède
Cette initiative représente un changement significatif dans la politique suédoise, susceptible de conférer au parti d’extrême droite une influence accrue dans les années à venir. Actuellement, les Démocrates suédois soutiennent le gouvernement de Kristersson depuis l’extérieur du Parlement. Kristersson a déclaré son intention de diriger la coalition proposée, mais a reconnu que les Démocrates suédois occuperaient des postes ministériels clés et exerceraient un contrôle sur des domaines politiques cruciaux tels que l’immigration et l’intégration.
Cette évolution marque un tournant pour les Démocrates suédois, les faisant passer d’un groupe marginal aux racines extrémistes à une force politique reconnue. Pour Jimmie Akesson, le chef du parti, il s’agit d’une victoire durement acquise après des années de marginalisation par les autres partis qui jugeaient sa position sur l’immigration trop radicale.
Opposition
Kristersson a souligné la nécessité d’un gouvernement majoritaire stable et déterminé après les élections afin d’assurer la continuité des politiques. Cependant, Kristersson et ses alliés font face à une bataille difficile contre l’opposition menée par les sociaux-démocrates, qui jouit actuellement d’une confortable avance dans les sondages d’opinion.
Depuis son arrivée au pouvoir en 2022, le gouvernement de Kristersson s’est concentré sur la réduction de l’immigration, invoquant des préoccupations liées aux échecs de l’intégration. Il a également mis en place des mesures plus strictes pour lutter contre le crime organisé. Il a notamment atteint les chiffres d’immigration liés à l’asile les plus bas depuis quatre décennies.
Préoccupations économiques
Sur le plan économique, le gouvernement a cherché à stimuler les dépenses des ménages par des baisses d’impôts et des réductions de la taxe sur la valeur ajoutée sur les denrées alimentaires. Alors que les ministres mettent en avant les prévisions de croissance économique et la faible dette publique, les détracteurs affirment que leurs politiques n’ont pas suffisamment profité aux citoyens suédois, soulignant un taux de chômage relativement élevé par rapport aux autres pays de l’Union européenne. Des inquiétudes subsistent également quant à l’efficacité des efforts du gouvernement pour lutter contre la violence des gangs, comme en témoignent les récentes fusillades.
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