Principaux renseignements
- La Première ministre Sanae Takaichi souhaite obtenir un mandat plus fort grâce à des élections anticipées, prévues le mois prochain.
- Les prochaines élections générales visent à consolider le nouveau gouvernement de coalition de Takaichi et à répondre aux préoccupations économiques urgentes telles que la hausse des prix.
- L’opinion publique divisée et les pressions inflationnistes potentielles ajoutent à la complexité de ce moment charnière de la politique japonaise.
La Première ministre Sanae Takaichi a annoncé sa décision de dissoudre la Chambre basse et d’organiser des élections anticipées le mois prochain. Elle souhaite ainsi obtenir un mandat plus fort pour son gouvernement de coalition récemment formé. Il s’agira du premier test électoral de Takaichi en tant que dirigeante depuis son entrée en fonction en octobre.
Paysage politique en mutation
Actuellement, la Première ministre dirige sans majorité dans aucune des deux chambres du Parlement. Les précédentes élections à la Chambre des représentants s’étaient déroulées dans l’hypothèse d’un gouvernement de coalition entre le PLD et le Komeito. Cependant, le paysage politique a profondément changé depuis lors. En organisant des élections anticipées, la Première ministre souhaite sonder directement le soutien des électeurs.
Lors des prochaines élections générales, les 465 sièges de la Chambre des représentants japonaise seront répartis, en tenant compte de toutes les circonscriptions électorales et de tous les blocs proportionnels. Les élections auront lieu quelques mois après l’entrée en fonction de Takaichi en tant que Premier ministre, après avoir remporté les élections présidentielles du Parti libéral démocrate et formé une coalition avec le Parti de l’innovation du Japon.
Opinions divergentes
L’opinion publique est divisée sur la question du scrutin. Certains soutiennent la décision de renforcer le mandat du gouvernement. D’autres craignent des retards dans des processus législatifs cruciaux, tels que le budget. Les partis d’opposition affirment que la tenue d’une élection à ce moment-là est motivée par des raisons politiques et perturbe les fonctions essentielles du gouvernement.
Takaichi a présenté plusieurs propositions politiques visant à répondre aux préoccupations économiques urgentes, notamment la suspension de la taxe à la consommation sur les denrées alimentaires pendant deux ans. Selon le Premier ministre, la sécurité d’existence et la hausse des prix nécessitent une combinaison d’investissements dans la gestion de crise et d’investissements dans la croissance. Le plan comprend également des dépenses actives visant à créer des emplois, à stimuler la consommation des ménages et à augmenter les recettes fiscales.
Angst voor inflatie
La hausse des prix est une préoccupation majeure pour les consommateurs japonais à l’approche des élections, les questions liées au coût de la vie occupant une place centrale dans la campagne. Bien que l’inflation globale ait récemment diminué au Japon, l’inflation sous-jacente reste élevée, principalement en raison de l’inflation des biens. Les experts avertissent qu’une politique budgétaire expansionniste pourrait affaiblir davantage le yen, ce qui entraînerait une hausse des coûts d’importation et une augmentation des pressions inflationnistes.
Les élections anticipées interviennent dans un contexte de réalignement politique, avec notamment la dissolution de la coalition de longue date entre le PLD et le Komeito et l’émergence de nouvelles alliances d’opposition. Cette incertitude ajoute une couche supplémentaire de complexité au paysage électoral.
Confiance dans le PLD
De plus, la date des élections soulève des questions quant à la capacité du Parti libéral-démocrate à se remettre complètement des scandales passés et à regagner la confiance du public. Malgré la popularité personnelle de Takaichi, les sondages montrent que le soutien à son parti reste faible.
Avec seulement 16 jours entre la dissolution et le jour du scrutin, les gouvernements des districts sont soumis à une pression considérable pour préparer efficacement les élections. Ces élections anticipées marquent un moment charnière dans la politique japonaise, leur issue pouvant potentiellement façonner la trajectoire économique et sociale du pays pour les années à venir. (uv)
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