Le Premier ministre danois annonce des élections anticipées


Principaux renseignements

  • La Première ministre danoise Mette Frederiksen convoque des élections anticipées le 24 mars.
  • La décision de Frederiksen fait suite à une montée en puissance du soutien à son parti social-démocrate après qu’elle a rejeté la tentative de Donald Trump d’acquérir le Groenland.
  • Malgré les défis auxquels ils sont confrontés au niveau national, les sociaux-démocrates devraient obtenir une avance significative lors des prochaines élections.

Le Danemark organisera des élections législatives anticipées le 24 mars. C’est ce qu’a annoncé jeudi la Première ministre danoise Mette Frederiksen. Normalement, le pays aurait dû se rendre aux urnes au plus tard le 31 octobre. Cette décision est probablement due à la hausse du soutien au parti social-démocrate de Frederiksen après la vive réaction du gouvernement à la tentative du président américain Donald Trump d’acquérir le Groenland.

Tensions internationales

Lors de son discours devant le Parlement, elle a reconnu les tensions persistantes avec Washington. Elle a également souligné que, malgré la campagne électorale à venir, la politique mondiale ne s’arrêterait pas pour autant. Son gouvernement intérimaire continuera à défendre les intérêts du Danemark et du Groenland.

Les sociaux-démocrates ont toutefois essuyé un revers important lors des élections municipales de décembre. La défense vigoureuse de la souveraineté danoise par Frederiksen a toutefois entraîné une hausse remarquable dans les sondages. Selon des enquêtes récentes, le parti pourrait obtenir 22 pour cent des voix. C’est presque le double du score prévu pour ses rivaux les plus proches, Vert-gauche.

Défis nationaux

Les sociaux-démocrates, qui gouvernent actuellement dans le cadre d’une coalition avec les libéraux centristes et les modérés, subissent des pressions internes de la part de partisans progressistes qui plaident en faveur de liens plus étroits avec les partis de gauche. Sur le plan intérieur, le gouvernement est critiqué pour sa réaction insuffisante à la crise croissante du logement et pour son prétendu virage vers une politique conservatrice.

Frederiksen s’est abstenue de dévoiler ses partenaires de coalition potentiels si elle remportait les prochaines élections. Elle s’est montrée ouverte à une coopération avec le « centre politique » et les groupes de gauche, et se dit prête à s’adapter à l’évolution du paysage politique. (ev)

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