Principaux renseignements
- Le Premier ministre britannique Keir Starmer cherche à conclure de nouveaux accords commerciaux et à obtenir des investissements de la Chine afin de relancer l’économie britannique en difficulté.
- Malgré les tensions géopolitiques et les critiques nationales, Starmer souhaite renforcer les liens économiques avec la Chine.
- La Chine devrait tirer parti de cette visite pour servir ses propres intérêts, en cherchant à accroître son accès au marché et en minimisant les préoccupations telles que les droits de l’homme.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer entame un voyage crucial à Pékin dans le but d’obtenir de nouveaux accords commerciaux et investissements de la part de la Chine, une initiative considérée comme essentielle pour revitaliser l’économie britannique en difficulté. Il s’agit de la première visite d’un Premier ministre britannique en Chine depuis 2018.
Tensions géopolitiques
La mission de Starmer intervient dans un contexte de tensions géopolitiques accrues entre les États-Unis et leurs alliés, le président Trump ayant récemment menacé le Canada au sujet d’éventuels accords commerciaux avec la Chine. Ce contexte souligne le délicat exercice d’équilibre que Starmer doit entreprendre pour gérer les relations avec les deux superpuissances.
Cette visite revêt également une importance stratégique pour la Chine, car elle lui offre l’occasion de renforcer ses liens avec un autre allié clé des États-Unis qui semble s’être éloigné de l’administration Trump. Starmer est accompagné de hauts responsables britanniques, dont la chancelière Rachel Reeves et le secrétaire au Commerce Peter Kyle, ainsi que d’éminents PDG du secteur financier, ce qui souligne l’importance économique de ce voyage.
Critiques nationales
Alors que Starmer cherche à renforcer les liens économiques, il fait face à des critiques nationales concernant le bilan de la Chine en matière de droits de l’homme et les implications pour la sécurité nationale. Des décisions récentes, telles que l’abandon des accusations d’espionnage contre deux ressortissants britanniques accusés de travailler pour la Chine et l’approbation d’une ambassade chinoise controversée à Londres, ont suscité des critiques et une opposition. Les détracteurs affirment que privilégier les gains économiques au détriment des préoccupations de sécurité nationale pourrait avoir des conséquences néfastes à long terme.
Starmer n’est pas le seul à rechercher des relations plus étroites avec la Chine malgré les répercussions potentielles de l’administration Trump. Des dirigeants européens tels qu’António Costa et Ursula von der Leyen, ainsi que le président français Emmanuel Macron, ont récemment rencontré Xi Jinping, ce qui témoigne d’une tendance croissante des pays occidentaux à s’engager avec Pékin.
L’influence de la Chine
La Chine, quant à elle, est susceptible de tirer parti de cette opportunité pour servir ses propres intérêts, en cherchant potentiellement à obtenir un meilleur accès au marché pour les entreprises chinoises et en minimisant les questions controversées telles que les droits de l’homme et le statut de Hong Kong. Le sort de Jimmy Lai, citoyen britannique et ancien magnat des médias condamné à Hong Kong pour atteinte à la sécurité nationale, constitue un point sensible dans les relations entre les deux pays.
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