Le plan européen « Made in Europe » continue de se heurter à une opposition


Principaux renseignements

  • L’initiative « Made in Europe » de l’Union européenne fait face à une forte opposition de la part des États membres et des partenaires internationaux en raison des inquiétudes liées au protectionnisme.
  • Les responsables américains critiquent cette proposition, qui pourrait restreindre l’autonomie des États membres dans leurs décisions en matière de marchés publics.
  • Malgré les divergences d’opinion internes et les critiques externes, les partisans de cette initiative estiment qu’elle peut renforcer des industries européennes importantes.

L’ambition de l’Union européenne de revitaliser son économie grâce à une initiative « Made in Europe » se heurte à des obstacles persistants. La proposition, menée par la France et visant à intégrer une préférence européenne dans les processus de passation des marchés publics, a rencontré une forte opposition de la part de divers États membres de l’UE et de partenaires internationaux tels que les États-Unis et le Royaume-Uni. C’est ce qu’écrit Euronews.

Désaccords internes

Initialement prévue pour décembre, la présentation de la loi sur l’accélérateur industriel (IAA) a été reportée à plusieurs reprises en raison de désaccords internes au sein du bloc. Le dernier report repousse la date de présentation au 4 mars, reflétant les difficultés persistantes à parvenir à un consensus entre les membres de l’UE.

Bien que la Commission européenne ait l’intention d’affiner la proposition, les objections des parties prenantes externes compliquent encore davantage la situation.

Opposition des États-Unis

Les États-Unis, par exemple, ont exprimé leur désaccord avec l’intégration des préférences européennes dans les règles de passation des marchés publics, arguant que cela limiterait l’autonomie des États membres dans leurs décisions nationales en matière de passation de marchés.

Parallèlement, l’exécutif européen explore des systèmes d’étiquetage volontaires afin de mettre en avant les produits à faible teneur en carbone « Made in the EU », en mettant particulièrement l’accent sur l’industrie sidérurgique. Cette initiative vise à normaliser les calculs d’émissions de carbone et à différencier les options d’acier à faible et à forte teneur en carbone.

Soutien aux industries stratégiques

Malgré ces revers, les partisans de l’IAA soulignent son potentiel pour renforcer les industries stratégiques européennes. Ils affirment qu’il existe un fort alignement entre les gouvernements nationaux et au sein du Parlement européen, associé à un large soutien des secteurs industriels de l’UE.

Le projet de proposition de l’IAA définit des objectifs spécifiques pour les parts de production nationale dans divers secteurs, notamment la chimie, l’automobile, l’IA, l’espace et la défense. Il propose également des seuils minimaux d’origine européenne pour des produits tels que les véhicules électriques, l’aluminium et les plastiques utilisés dans la construction.

Inquiétudes concernant le protectionnisme

Cependant, la proposition a suscité des critiques de la part des pays nordiques et baltes, qui craignent que des exigences strictes en matière de « fabrication européenne » ne découragent les investissements et ne limitent l’accès aux technologies de pointe provenant de pays non membres de l’UE.

Le Royaume-Uni a également fait part de ses inquiétudes concernant les mesures protectionnistes potentielles contenues dans l’IAA, soulignant l’interdépendance des économies de l’UE et du Royaume-Uni.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

Plus