Le PDG de Meta, Zuckerberg, témoigne dans un procès sur la addictivité des réseaux sociaux


Principaux renseignements

  • Mark Zuckerberg a reconnu les lacunes d’Instagram en matière de vérification de l’âge des utilisateurs et de prévention de l’accès des mineurs.
  • Le procès examine la responsabilité juridique des entreprises de médias sociaux pour les dommages potentiels causés à la santé mentale des jeunes utilisateurs.
  • D’anciens employés de Meta ont critiqué la manière dont l’entreprise a géré les questions de sécurité des enfants.

Mark Zuckerberg, PDG de Meta, est interrogé de manière intensive sur l’impact des réseaux sociaux ur la santé mentale des jeunes. L’accent a été mis principalement sur la santé mentale des adolescents. Les avocats des plaignants ont interrogé Zuckerberg sur la manière dont Meta contrôle l’âge des utilisateurs. Ils ont fait référence à des plaintes internes qui démontrent que les mesures actuelles sont insuffisantes.

Protection des enfants

Le procès concerne une femme de 20 ans, dont les initiales sont KGM, qui affirme que son utilisation compulsive de YouTube et d’Instagram a aggravé sa dépression et ses pensées suicidaires. L’avocat de Meta a fait valoir que KGM souffrait certes de troubles psychologiques, mais qu’Instagram n’y avait pas contribué de manière significative, citant des conditions familiales difficiles comme cause principale. Cette affaire pourrait créer un précédent pour des centaines de procès similaires contre Meta, TikTok et Snapchat. Le témoignage de Zuckerberg fait suite à celui du PDG d’Instagram, Adam Mosseri.

Ce procès a déclenché un débat sur la responsabilité des entreprises technologiques dans la protection des enfants en ligne. John DeMay, dont le fils s’est suicidé après avoir été victime de chantage sexuel sur Instagram, s’est montré sceptique quant aux excuses précédentes de Zuckerberg et a souligné la nécessité de mesures concrètes pour protéger les enfants en ligne.

Zuckerberg a admis que Meta devait mieux identifier les utilisateurs mineurs. Selon le PDG, certains utilisateurs mentent sur leur âge, après quoi la plateforme supprime ces comptes. Les avocats des plaignants remettent en question cette affirmation ; ils se demandent si les jeunes enfants sont capables de comprendre les conditions d’utilisation complexes.

Autres poursuites judiciaires contre Meta

Une autre action en justice est en cours contre Meta au Nouveau-Mexique. L’État accuse l’entreprise technologique d’avoir enfreint la législation sur la protection des consommateurs. Selon l’acte d’accusation, Meta aurait dissimulé des informations sur les risques que ses plateformes représentent pour les mineurs.

Instagram a ajouté des fonctionnalités de sécurité pour les jeunes utilisateurs, mais les critiques estiment que leur efficacité est limitée. D’anciens employés de Meta affirment également que l’entreprise a ignoré les avertissements concernant la sécurité des enfants. Ces déclarations constituent la base des poursuites judiciaires engagées contre l’entreprise technologique.

La lanceuse d’alerte et ancienne employée de Meta, Kelly Stonelake, a accusé l’entreprise de collecter des données sur les enfants sans le consentement de leurs parents et de les exposer à un environnement en ligne potentiellement dangereux.

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