Principaux renseignements
- Le Parti libéral démocrate, au pouvoir au Japon, prévoit d’organiser des élections anticipées en février afin de tirer parti des taux de popularité élevés de la Première ministre Sanae Takaichi.
- Le PLD cherche à consolider sa coalition avec le Parti de l’innovation du Japon, dans le but d’obtenir un mandat fort malgré sa faible majorité à la Chambre basse.
- Les partis d’opposition se mobilisent, le Parti constitutionnel démocratique pouvant former une alliance avec le Komeito pour défier la coalition au pouvoir.
Le Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir au Japon envisage de dissoudre la Chambre basse du Parlement ce mois-ci, ouvrant la voie à des élections anticipées qui pourraient avoir lieu en février. Selon certaines informations, le PLD souhaite, par cette initiative, tirer parti de la grande popularité de la Première ministre Sanae Takaichi afin de renforcer sa coalition gouvernementale.
Cote de popularité élevée
Selon un sondage Nikkei, Takaichi bénéficie d’une cote de popularité historiquement élevée, qui s’élève actuellement à 75 pour cent. Ces chiffres positifs persistent malgré le récent différend diplomatique avec la Chine déclenché par les commentaires de Takaichi concernant une éventuelle intervention japonaise en cas d’action militaire chinoise contre Taïwan.
Si les élections anticipées ont lieu en février, cela marquera seulement le quatrième mois du mandat de Takaichi et la première campagne électorale menée par le PLD aux côtés de son partenaire junior de coalition, le Parti de l’innovation du Japon (JIP). Selon certaines informations, le leader du JIP, Hirofumi Yoshimura, aurait discuté du calendrier électoral avec Takaichi, ce qui suggère un changement de perspective de sa part.
Dynamique de la coalition
Le PLD et le JIP détiennent ensemble 230 sièges à la Chambre basse, ce qui leur confère une faible majorité lorsqu’ils sont soutenus par trois députés indépendants. Cependant, ils sont désavantagés à la Chambre haute, où ils ne détiennent que 119 sièges sur 250.
Pendant ce temps, les partis d’opposition se préparent à relever le défi. Yoshihiko Noda, chef du Parti constitutionnel démocratique du Japon (CDP), a exprimé sa détermination à renverser la coalition au pouvoir. Il a laissé entendre qu’il pourrait former une alliance avec le Komeito, l’ancien partenaire de coalition du PLD. Le CDP détient actuellement 148 sièges à la Chambre basse, tandis que le Komeito en contrôle 24.
Partenariats politiques passés
Le Komeito s’est retiré de la coalition au pouvoir en octobre 2025 en raison de préoccupations concernant des « pratiques de financement politique illégales » au sein du PLD pendant la campagne électorale de Takaichi. Cela a mis fin à un partenariat de longue date qui remontait à 1999.
Le mandat de Takaichi a été marqué par des défis économiques, notamment l’affaiblissement du yen, une inflation supérieure aux niveaux cibles et une croissance économique atone. Le yen a récemment atteint son plus bas niveau par rapport au dollar américain depuis un an. L’inflation au Japon est restée supérieure à l’objectif de la Banque du Japon pendant 44 mois consécutifs, ce qui est sans précédent. Les chiffres révisés du PIB pour le troisième trimestre indiquent une contraction plus forte que prévu, l’économie ayant reculé de 0,6 pour cent en glissement trimestriel et de 2,3 pour cent en rythme annualisé. (uv)
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