Principaux renseignements
- Le Parlement européen envisage d’inviter Reza Pahlavi à s’exprimer sur la situation en Iran.
- Pahlavi prône un Iran démocratique avec la séparation de la religion et de l’État, l’État de droit et l’égalité pour tous.
- Bien que Pahlavi bénéficie d’un certain soutien, le Parlement reconnaît que l’avenir de l’Iran repose en fin de compte entre les mains du peuple iranien.
Le Parlement européen envisage d’inviter Reza Pahlavi, le fils du dernier shah d’Iran, à s’exprimer sur la situation actuelle dans le pays. Pahlavi, éminent leader de l’opposition, figure sur une liste provisoire établie par la commission des affaires étrangères du Parlement. Cette liste comprend également d’autres personnalités critiques à l’égard du régime iranien, telles que Shirin Ebadi, lauréate du prix Nobel de la paix, et des représentants de divers groupes d’opposition. Des sources ont déclaré à Euronews que cette liste avait pour but d’éviter que Pahlavi ne soit désigné comme le seul leader de l’opposition avec lequel le Parlement jugeait utile de dialoguer.
Voix alternatives
Pahlavi bénéficie du soutien de certains députés européens de droite. Le Parlement veille toutefois à ne pas le présenter comme le seul représentant de l’opposition iranienne. Les responsables politiques à Bruxelles reconnaissent que le choix des futurs dirigeants appartient en définitive au peuple iranien, et non à des instances extérieures.
Pahlavi, le fils aîné de Mohammad Reza Pahlavi, souhaite mener l’Iran vers un avenir démocratique. Il aspire à un « Iran libre » où prévaudraient la séparation de l’Église et de l’État, le respect de l’État de droit et l’égalité pour tous les citoyens. Il a obtenu le soutien de la diaspora iranienne. Pahlavi a également été très présent lors des récentes réunions à Bruxelles.
Une visite précédente
Pahlavi s’était déjà rendu au Parlement européen à Bruxelles en 2023, à l’invitation de députés européens de droite. Certains membres du groupe des Conservateurs et Réformistes européens ont plaidé en faveur de sa participation à une session plénière, mais la proposition n’a pas recueilli un soutien suffisant.
Alors que la prochaine session plénière est prévue à Strasbourg la semaine prochaine, certaines sources suggèrent que la participation de Pahlavi est peu probable.
(jw)(fc)
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