Principaux renseignements
- Le Nigeria a perdu environ 1,31 milliard de dollars (environ 1,1 milliard d’euros) de recettes pétrolières en raison de son incapacité à atteindre les objectifs de production de l’OPEP.
- Les déficits de production constants menacent la précision des projections budgétaires du Nigeria et la confiance des investisseurs.
- Pour maximiser sa production, le Nigeria doit donner la priorité aux solutions qui renforcent la sécurité, minimisent les perturbations et garantissent un environnement opérationnel stable pour son industrie pétrolière.
Le Nigeria, premier producteur de pétrole d’Afrique, a subi d’importantes pertes de revenus en raison de son incapacité à atteindre les objectifs de production fixés par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Entre janvier 2025 et janvier 2026, le Nigeria n’a pas atteint son quota de 1,5 million de barils par jour, ce qui a entraîné une perte estimée à 1,31 milliard de dollars (environ 1,1 milliard d’euros) de revenus potentiels liés au pétrole brut.
Déficits de production
Malgré des prix mondiaux du pétrole relativement stables pendant cette période, les perturbations de la production et les inefficacités structurelles ont pesé sur le secteur pétrolier nigérian. Cette sous-performance persistante soulève des inquiétudes quant à l’exactitude des hypothèses budgétaires du Nigeria pour 2026 et à la confiance des investisseurs dans le premier producteur de pétrole d’Afrique.
Les données de la Commission nigériane de régulation du secteur pétrolier en amont révèlent que le Nigeria n’a pas atteint son quota de l’OPEP pendant neuf mois en 2025, puis à nouveau en janvier 2026. Sur la base du prix moyen du Bonny Light, un calcul montre que le déficit cumulé se traduit par une perte de revenus bruts d’environ 1,31 milliard de dollars (environ 1,1 milliard d’euros).
Production limitée dépassant le quota
Si le Nigeria n’a dépassé le plafond fixé par l’OPEP qu’à trois reprises en 2025, la production a été inférieure au quota pendant les autres mois. Le déficit le plus important a été enregistré en septembre 2025, soulignant la volatilité et les défis auxquels est confrontée l’industrie pétrolière du pays.
Les experts soulignent que la principale préoccupation des décideurs politiques n’est pas la fluctuation des prix, mais plutôt la stabilité des volumes de production. Les solutions proposées comprennent le renforcement des mesures de sécurité autour des actifs pétroliers, la réduction des perturbations opérationnelles, l’accélération des autorisations réglementaires et la mise en place d’un environnement opérationnel stable afin de maximiser la production des champs existants. Il est également essentiel d’investir dans la maintenance, le forage intercalaire et la mise en place de cadres politiques cohérents afin de convertir la production prévue en barils réels.
Impact sur les projections budgétaires
Les déficits de production actuels jettent le doute sur les projections budgétaires du Nigeria pour 2026. Le gouvernement a fixé un objectif pétrolier plus prudent pour l’année, mais les chiffres de janvier laissent entrevoir un avenir incertain.
Le nouveau directeur général de la Commission nigériane de régulation du secteur pétrolier en amont s’est engagé à augmenter la production grâce à une stratégie à plusieurs volets axée sur l’optimisation, l’augmentation des revenus, la prévisibilité réglementaire et la sécurité des opérations. Cette ambition s’aligne sur l’objectif du président d’atteindre 2 millions de barils par jour d’ici 2027 et 3 millions d’ici 2030.
Les performances du Nigeria sont suivies de près par les investisseurs internationaux, car ce pays est un acteur clé de l’OPEP et la plus grande économie d’Afrique. La stabilisation de sa production a non seulement un impact sur la santé financière du Nigeria, mais influence également les prévisions d’approvisionnement du marché mondial de l’énergie.
(JW)
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