Le ministre Prévot appelle à une réaction ferme de l’UE face aux revendications américaines sur le Groenland


Principaux renseignements

  • L’Europe doit présenter une réponse unifiée et ferme aux revendications américaines sur le Groenland si le dialogue s’avère impossible.
  • Le respect de l’intégrité territoriale du Danemark et du Groenland n’est pas négociable et exige une action proportionnée de la part de l’UE.
  • L’Europe devrait abandonner sa naïveté envers l’administration américaine et envisager des mesures de rétorsion afin de garantir son propre respect et sa crédibilité.

Selon le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, l’Europe doit faire preuve de fermeté dans sa réponse aux revendications des États-Unis sur le Groenland. Il estime dans De Ochtend sur Radio 1que le dialogue avec les États-Unis est souhaitable, mais uniquement s’il se déroule sans coercition ni menaces. Si les États-Unis persistent dans cette approche, l’Europe devrait envisager de mettre en œuvre des contre-mesures économiques fortes dans le cadre d’un front uni.

Une réponse unifiée et énergique

Prévot souligne que l’Europe ne peut se résigner à subir cette humiliation. Le respect est essentiel et doit être réciproque. Toute atteinte à ce respect exige une réponse significative et coordonnée. Il suggère d’envisager l’activation du « bazooka » de l’UE, un outil conçu pour contrer les pressions indues, mais qui n’a jamais été utilisé auparavant. Selon Prévot, la réponse doit être ferme, unie et proportionnée aux actions des États-Unis.

Tout en reconnaissant le lien historique entre les États-Unis et l’Europe, Prévot se demande si cette relation reste inchangée compte tenu des événements récents. Il note que si la Chine et la Russie ne sont pas des alliés naturels, le comportement actuel des États-Unis montre clairement que leur alliance doit être réévaluée. Il espère que la perspective de contre-mesures de l’UE encouragera le dialogue et apaisera les tensions.

Abandonner la naïveté

Prévot exhorte l’Europe à abandonner sa naïveté envers l’administration du président Trump. Il estime que l’Europe ne doit pas se contenter de s’adapter aux caprices du gouvernement américain, mais doit explorer différentes options pour s’assurer le respect et, si nécessaire, mettre en œuvre des mesures de rétorsion.

Il prévoit de rencontrer le président Trump au Forum économique mondial de Davos, aux côtés du Premier ministre De Wever et du roi Philippe. Ce sera l’occasion d’une communication directe, soulignant en particulier l’importance de respecter l’intégrité territoriale du Danemark et du Groenland.

Réaction paradoxale des États-Unis

Prévot trouve la réaction des États-Unis paradoxale. Alors que les États-Unis ont demandé une attention accrue aux questions de sécurité dans la région arctique, ils ont critiqué le déploiement de troupes de l’OTAN au Groenland pour une mission de reconnaissance visant à explorer les possibilités futures de dissuasion militaire.

Prévot affirme que cette action démontre l’engagement de l’Europe en faveur de la responsabilité collective et du renforcement de la sécurité régionale. Il juge les menaces américaines injustifiées et agressives, et préconise un retour à un dialogue constructif et à la désescalade. À défaut, l’Europe sera contrainte de défendre sa propre intégrité, sa dignité et sa crédibilité.

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