Le marché immobilier à Dubaï affaibli par le conflit au Moyen-Orient


Principaux renseignements

  • Le nombre de transactions immobilières à Dubaï a fortement chuté en raison de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
  • Les vendeurs proposent des remises importantes pour attirer les acheteurs inquiets quant à la stabilité du marché.
  • Malgré ces inquiétudes, certains dirigeants du secteur restent optimistes et soulignent l’intérêt continu pour l’immobilier de luxe.

Le marché immobilier à Dubaï montre les tout premiers signes de faiblesse suite à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Le volume des transactions immobilières a chuté, les analystes constatant une baisse de 37 pour cent en glissement annuel au cours de la première quinzaine de mars. Les vendeurs proposent certaines propriétés avec des remises importantes, allant de 12 à 15 pour cent. Ils souhaitent vendre rapidement en raison des inquiétudes concernant la stabilité du marché.

Conséquences pour marché immobilier en plein essor

Ce ralentissement soudain fait suite à cinq années de hausse ininterrompue des prix de l’immobilier. Des questions s’étaient déjà posées auparavant quant à un éventuel ralentissement de la croissance. Ce conflit constitue le plus grand défi à ce jour pour le marché immobilier de Dubaï, qui prospérait grâce à un afflux de particuliers fortunés attirés par le régime fiscal avantageux des Émirats arabes unis. Les actions des promoteurs immobiliers ont souffert, Emaar Properties, la société à l’origine de la Burj Khalifa, ayant enregistré une baisse de plus de 26 pour cent depuis le début de la guerre.

Alors que la valeur des transactions a diminué de moitié par rapport à février, le prix médian des transactions reste relativement stable. Les analystes de Citi préviennent que le conflit pourrait dissuader les acheteurs et les investisseurs, entraînant un ralentissement de la croissance démographique à Dubaï. Ils prévoient une baisse annuelle moyenne des prix de l’immobilier de 7 pour cent entre cette année et 2028 dans un scénario pessimiste.

Des lueurs d’optimisme

Malgré ces inquiétudes, certains dirigeants du secteur restent optimistes. Ils soulignent que l’activité du marché n’a pas complètement cessé. Par exemple, un appartement haut de gamme sur Palm Jumeirah a récemment été vendu à l’ancien champion de l’UFC Francis Ngannou, ce qui suggère un intérêt continu pour l’immobilier de luxe. De plus, les sociétés d’investissement indiquent recevoir des demandes d’acheteurs à la recherche de biens immobiliers à prix réduit.

Stratégies des vendeurs divergent

Alors que certains vendeurs proposent des réductions de prix, d’autres restent fermes sur leurs estimations, se concentrant sur la valeur à long terme plutôt que sur les fluctuations à court terme. La trajectoire du marché reste incertaine, mais le conflit a sans aucun doute introduit un nouveau niveau de volatilité dans le paysage immobilier de Dubaï. (jv)

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