Principaux renseignements
- Le Kazakhstan diversifie activement ses partenariats dans le secteur énergétique en collaborant avec Singapour et la Chine plutôt qu’avec la Russie.
- Le Kazakhstan prévoit non seulement une réorientation stratégique de son secteur énergétique, mais aussi de son industrie de la défense.
Le Kazakhstan a opéré un changement majeur dans ses partenariats dans le secteur énergétique. Le pays prend ses distances avec la Russie et se tourne vers une coopération avec Singapour et la Chine. C’est ce qu’a rapporté Kursiv le 7 avril. Le refus du Kazakhstan de coopérer avec des entreprises russes aura des répercussions importantes sur divers projets, tels que la construction des centrales thermiques de Semey, Kokshetau et Ust-Kamenogorsk.
Nouveaux partenariats
Tous ces projets seront désormais réalisés par des entreprises kazakhes et singapouriennes plutôt que russes. Les centrales de Semey et d’Oust-Kamenogorsk, dont les coûts sont estimés respectivement à 1,15 milliard de dollars (994 millions d’euros) et 1,20 milliard de dollars (1 milliard d’euros), devraient être achevées en décembre 2029. La centrale de Kokshatau, dont le coût s’élève à environ 355,6 milliards de tenge (662 millions d’euros), sera construite par des entreprises nationales et devrait être opérationnelle en février 2029.
Diversification au-delà de l’énergie
La tendance à la diversification ne se limite plus au seul secteur énergétique. Le Kazakhstan a acheté des turbines chinoises, et non russes, pour la centrale Ekibastuz GRES-2. Cette décision devrait permettre de réduire le coût total du projet de plus de 500 millions de dollars par rapport au plan initial, qui reposait sur des entrepreneurs russes et un prêt qui n’a pas abouti.
Le désengagement du Kazakhstan vis-à-vis de la Russie est également clairement visible dans le secteur de la défense. Le pays élabore des plans pour mettre en place des usines de munitions d’artillerie conformes aux normes de l’OTAN. Il souhaite ainsi réduire sa dépendance vis-à-vis des systèmes conçus par l’Union soviétique et la Russie. Ce projet d’un milliard de dollars (865 millions d’euros) marque un tournant pour le Kazakhstan, qui ne disposait auparavant d’aucune capacité de production nationale pour différents types de munitions. Cette initiative a suscité des critiques de la part de Moscou. (ev)(fc)
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