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Le Japon met en place un commandement des opérations interarmées

Le Japon met en place un commandement des opérations interarmées
(Photo by Ted ALJIBE / AFP) (Photo by TED ALJIBE/AFP via Getty Images)

Principaux renseignements

  • Le Japon a créé un commandement permanent des opérations conjointes (JJOC) afin de centraliser le contrôle des trois branches des forces d’autodéfense.
  • Le JJOC rationalisera les opérations dans différents domaines et allégera le fardeau du chef de l’état-major interarmées, ce qui lui permettra de se concentrer sur l’orientation stratégique.
  • La nouvelle structure de commandement est essentielle pour répondre efficacement aux urgences potentielles, en particulier celles qui concernent la sécurité de Taïwan.

Lundi, le Japon a officiellement mis en place un commandement permanent des opérations conjointes (JJOC), marquant ainsi un changement important dans la stratégie de défense du pays. Ce nouveau commandement centralisera le contrôle des trois branches des forces d’autodéfense (FAD) – terrestre, maritime et aérienne – dans le but de rationaliser les opérations dans différents domaines. La mise en place du JJOC est considérée comme cruciale pour répondre efficacement aux urgences potentielles, en particulier celles qui concernent la sécurité de Taïwan.

Situé au ministère de la défense à Tokyo, le JJOC comprendra initialement 240 personnes sous la direction du général Kenichiro Nagumo, anciennement vice-chef d’état-major du bureau de l’état-major interarmées de la SDF. Le ministre de la défense, le général Nakatani, a souligné la gravité de l’environnement sécuritaire actuel du Japon lors d’une cérémonie marquant la formation du commandement, en insistant sur la nécessité d’une intégration renforcée au sein des FDS pour faire face à l’évolution des défis géopolitiques.

Mandats clés et changements stratégiques

La nouvelle structure de commandement vise à alléger le fardeau du chef d’état-major interarmées, qui était auparavant chargé à la fois de la supervision opérationnelle et du conseil stratégique. Le JJOC assumera désormais la direction opérationnelle, ce qui permettra au chef d’état-major interarmées de se concentrer sur la fourniture d’orientations stratégiques de haut niveau. Ce changement est considéré comme essentiel pour garantir une réponse mieux coordonnée et plus efficace en cas de crise, compte tenu des risques posés par les catastrophes majeures telles que les tremblements de terre et l’escalade des tensions autour de Taïwan, de la péninsule coréenne et des îles Senkaku.

Un aspect essentiel du mandat du JJOC consistera à superviser la mise en œuvre par le Japon de sa « capacité de contre-attaque », qui permet de frapper de manière préemptive un territoire ennemi afin de dissuader les attaques. Nagumo possède une grande expérience dans ce domaine, puisqu’il a déjà supervisé la réponse du Japon aux tirs de missiles nord-coréens et aux violations de l’espace aérien. Il a souligné la nécessité d’une structure opérationnelle rapide pour les nouveaux moyens tels que les capacités de défense à distance, en insistant sur l’engagement du JJOC à réagir de manière transparente dans divers scénarios – du temps de paix à la situation d’urgence – pour protéger les citoyens japonais, le territoire et les intérêts de la sécurité nationale.

Intégration avec les forces américaines

Toutefois, l’efficacité du JJOC sera influencée par la trajectoire de la coopération militaire entre les États-Unis et le Japon. Le changement prévu des opérations conjointes au sein des forces américaines au Japon (USFJ) est crucial pour renforcer l’intégration entre les deux alliés. Si ce plan est abandonné, les progrès vers une alliance américano-japonaise plus unifiée pourraient s’arrêter, ce qui pourrait entraver la capacité de la JJOC à opérer efficacement aux côtés de son homologue américaine.

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