Le Japon équipe ses destroyers de missiles Tomahawk d’une portée de 1 600 kilomètres


Principaux renseignements

  • Le Japon équipe ses destroyers de missiles de croisière Tomahawk afin de renforcer sa dissuasion face à d’éventuels adversaires.
  • Cette acquisition étend considérablement la portée militaire du Japon, lui permettant de frapper des cibles situées jusqu’à 1 600 kilomètres.
  • Ayant surmonté les limitations techniques antérieures, le Japon vise à remplacer à terme les Tomahawk par un système de missiles de fabrication nationale.

Le Japon a franchi une étape importante dans le renforcement de ses capacités de défense en équipant ses destroyers de missiles de croisière Tomahawk. Le JS Chōkai, premier destroyer de la classe Kongō, a subi les mises à niveau nécessaires et reviendra au Japon en septembre 2026 après la formation de l’équipage et des essais de tir aux États-Unis.

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JS Chōkai – Source : JIJI PRESS/AFP via Getty Images

Cette évolution est considérée comme un élément crucial de la stratégie de dissuasion du Japon. En se dotant d’armes à longue portée, le pays entend envoyer un message clair à ses adversaires potentiels : toute attaque entraînerait une riposte rapide. Le plan de modernisation concerne les huit destroyers des classes Kongō, Atago et Maya, qui sont déjà équipés de systèmes de lancement vertical américains Mk 41 compatibles avec les missiles Tomahawk.

Portée militaire renforcée

L’acquisition de missiles Tomahawk représente un renforcement substantiel de la portée militaire du Japon. Avec une portée de 1 600 kilomètres, ces missiles seront les armes à plus longue portée de l’arsenal du pays, faisant considérablement progresser son programme de dissuasion à longue portée. Cette initiative vise clairement à répondre aux menaces régionales pour la sécurité posées par la Russie, la Chine et la Corée du Nord.

Auparavant, bien qu’ils disposaient de lanceurs compatibles, les destroyers japonais étaient incapables de tirer des Tomahawk en raison de contraintes techniques non précisées. Ces problèmes ont désormais été résolus grâce à des mises à niveau effectuées aux États-Unis. En janvier 2024, le Japon a commandé 400 missiles Tomahawk et 14 systèmes de lancement pour un montant de 1,7 milliard de dollars, avec l’intention de les remplacer à terme par un équivalent développé localement, connu sous le nom de Type 12.

Renforcer sa position dans une région instable

Malgré les craintes que l’utilisation intensive des Tomahawk lors des conflits récents puisse avoir un impact sur la commande du Japon, la production devrait augmenter de manière significative au cours des sept prochaines années. Cette évolution souligne l’engagement du Japon à renforcer sa posture de défense dans un environnement sécuritaire de plus en plus complexe.

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