Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme confronté à une crise de financement


Principaux renseignements

  • Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme est confronté à une grave crise de financement qui entrave sa capacité à lutter contre les violations des droits humains dans le monde.
  • En raison du manque de financement, les auteurs de violations des droits humains restent impunis.
  • Malgré la réduction de ses ressources, le bureau continue d’avoir un impact profond en documentant les violations, en soutenant les survivants et en plaidant pour la justice.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme est confronté à une grave crise de financement. Qui le contraint à se mettre en « mode survie ». Ce manque de ressources entrave son travail de lutte contre les violations des droits humains dans le monde.

Une bouée de sauvetage pour les victimes

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, souligne le rôle essentiel du bureau. Tant en fournissant d’informations crédibles sur les atrocités et les tendances en matière de droits humains qu’en luttant contre la propagation de la désinformation et la censure. Il décrit le bureau comme une bouée de sauvetage pour les victimes, une plateforme pour ceux qui n’ont pas voix au chapitre et un allié indéfectible pour ceux qui défendent courageusement les droits d’autrui.

L’Assemblée générale des Nations unies avait approuvé un budget ordinaire de 246 millions de dollars pour le bureau pour 2025. Cependant, celui-ci n’a finalement reçu que 191,5 millions de dollars. Les contributions volontaires ont également été inférieures, atteignant 257,8 millions de dollars sur les 500 millions demandés.

Encourager les auteurs

Türk regrette que ces coupes budgétaires encouragent les auteurs de violations et leur permettent d’agir en toute impunité. Le bureau a été contraint de réduire ses effectifs de 300 personnes et de réduire ou de mettre fin à ses programmes dans 17 pays. Son programme au Myanmar a notamment subi une réduction de 60 pour cent.

Malgré un budget ordinaire réduit de 224,3 millions de dollars approuvé pour 2026, l’incertitude persiste quant aux fonds réels que le bureau recevra.

Des financements volontaires

Türk lance un appel pour obtenir 400 millions de dollars de financements volontaires. Il souligne que les initiatives en matière de droits de l’homme ne représentent qu’une petite fraction des dépenses totales de l’ONU. Quit ont pourtant un impact significatif. Il insiste sur le fait que le sous-investissement dans les droits de l’homme a des conséquences incommensurables. Le travail du bureau contribue à la stabilité des communautés, à la confiance dans les institutions et à une paix durable.

En 2025, le bureau a mené plus de 5 000 missions de surveillance des droits de l’homme dans 87 pays. Cela représente une baisse par rapport aux 11 000 missions menées en 2024. Türk avertit que cette réduction se traduirait par une diminution des preuves disponibles pour les efforts de protection et de prévention. (fc)

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