Le gouvernement néerlandais teste sa propre application de messagerie pour des raisons de sécurité


Principaux renseignements

  • Le gouvernement néerlandais cherche à contrôler ses communications en adoptant une plateforme de messagerie gérée au niveau national.
  • Le recours à des plateformes étrangères telles que WhatsApp présente des risques pour la sécurité nationale.
  • À l’instar de la Belgique, les Pays-Bas pourraient utiliser un protocole open source tel que Matrix pour garantir des communications sécurisées et souveraines.

Les préoccupations en matière de sécurité nationale poussent le gouvernement néerlandais à explorer des alternatives aux applications de messagerie populaires telles que WhatsApp et Signal. La secrétaire d’État Willemijn Aerdts, chargée de l’économie numérique et de la souveraineté, estime que le recours à des plateformes étrangères constitue une vulnérabilité.

À la recherche d’un contrôle

Pour répondre à cette préoccupation, son ministère a lancé un projet pilote utilisant une application de messagerie européenne dont le nom n’a pas été divulgué. L’objectif est, à terme, d’adopter une plateforme de messagerie entièrement contrôlée par le gouvernement néerlandais. Pendant la phase d’essai, Aerdts et un groupe de fonctionnaires communiqueront exclusivement via cette plateforme alternative.

La ministre souligne la nécessité d’un contrôle accru sur les outils de communication, en particulier à une époque où la technologie est de plus en plus utilisée comme un instrument d’influence. La récupération des messages WhatsApp à des fins d’archivage s’est avérée problématique au regard de la loi sur la transparence gouvernementale (Woo), ce qui met en évidence les limites du recours à des plateformes externes.

Rationalisation de la communication

Une application gouvernementale dédiée pourrait rationaliser les processus d’archivage en stockant automatiquement les métadonnées et les conversations pertinentes. Cette initiative fait suite à la décision de la Belgique d’interdire aux fonctionnaires d’utiliser WhatsApp et Messenger, les encourageant à adopter l’application Beam développée par le gouvernement.

Des sources du secteur supposent que le projet pilote néerlandais pourrait impliquer le protocole Matrix, qui sous-tend l’application Element et est également utilisé par les gouvernements allemand et français sous le nom de Tchap. Le choix d’une plateforme sécurisée et open source comme Matrix répond aux préoccupations soulevées par l’avocat du gouvernement en 2023 concernant l’adéquation de WhatsApp pour la communication officielle du gouvernement en raison de problèmes de confidentialité et d’un accès potentiel par les autorités américaines via le Cloud Act.

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