Le Français Jean-Marie Loret était-il le fils d’Adolf Hitler?

Le magazine français Le Point publie l’incroyable histoire de Jean-Marie Loret, un Français mort en 1985, qui a été Résistant, et qui affirmait qu’il était le fils d’Hitler. Cette histoire avait déjà fait sensation dans les années 1980.

Selon Jean-Marie Loret, sa mère, Charlotte Lobjoie, une jeune femme de Fournes-en-Weppe, une petite bourgade à côté de Lille, aurait rencontré Adolf Hitler alors qu’il combattait en 1914 à Séboncourt en Picardie et qu’il avait été envoyé en permission à Fournes. La jeune femme remarque que le caporal dessine, et fait sa connaissance. Ils auraient eu une aventure au cours de laquelle Charlotte aurait découvert les talents d’orateur du futur Führer qui aimait déclamer des odes à la nature.

Jean-Marie Loret est né en 1918 à Seboncourt, et au cours de son enfance, sa mère reste muette au sujet de sa paternité. A l’école, il est victime de brimades pour être un « fils de Boche ». Finalement, il est confié par sa mère à une famille adoptive. Mais dans les années 1950, quelques semaines avant son décès, Charlotte Lobjoie lui raconte les circonstances de sa naissance, et lui révèle que son père est Adolf Hitler. Pour Loret, c’est l’abattement, et il se réfugie dans le travail pour éviter la dépression. Dans les années 1970, alors qu’il a fondé une famille, il semble mieux accepter les faits, et décide de les relater dans un livre, « Ton père s’appelait Hitler », qui est resté indifférent.

Loret avait fait mener des enquêtes dans les années 1970 pour faire officialiser son lien de parenté avec l’un des individus les plus infâmes de l’histoire. Il avait fait appel à des experts en physionomie comparative, des anthropologues spécialistes en génétique et des graphologues pour tenter d’établir des preuves de sa filiation. Il en ressort qu’il partage le même groupe sanguin qu’Hitler, et tout le monde convient qu’il lui ressemble physiquement.

En 2009, cependant, un journaliste belge, Jean-Paul Mulders, et un agent des douanes passionné d’histoire hitlérienne, Marc Vermeeren, qui s’étaient procuré l’ADN d’Hitler, avaient mené une enquête rocambolesque pour retrouver ses descendants, n’hésitant pas, pour les besoins de leur traque, à récupérer des serviettes en papier usagées et des mégots de cigarettes… A l’époque, Het Laaste Nieuws et Le Soir avaient publié une série d’articles sur leur fascinante quête qui les avait emmenés aux Etats Unis, en Autriche et en France. Ils ont ainsi mis au jour 39 descendants du dictateur. Ils avaient fait analyser l’ADN de Jean-Marie Loret, retrouvé sur un timbre poste, et conclu qu’il ne lui était pas apparenté (ou qu’il n’avait pas humecté le timbre poste).

Aujourd’hui, les historiens ne sont toujours pas d’accord à ce sujet. Les Allemands et les Japonais ont ajouté foi à son histoire. A la mort de sa mère, Loret avait découvert des tableaux signés Adolf Hitler dans le grenier de sa maison. En Allemagne, on a trouvé un portrait qui semble être celui de Charlotte Lobjoie, tant il lui ressemble. En outre, il a été établi que la Wehrmacht lui faisait remettre des enveloppes avec des espèces. Le mystère perdure…