Le Fidesz accuse Meta d’ingérence électorale, mais ne fournit aucune preuve


Principaux renseignements

  • Les partisans du Fidesz, le parti de Viktor Orbán, ont accusé Meta de censurer leurs publications à l’approche des élections hongroises, mais sans fournir de preuves.
  • Meta a nié avoir restreint l’accès au compte Facebook du Premier ministre Orbán, affirmant que les normes communautaires s’appliquaient de manière égale à tous les utilisateurs.
  • Les accusations portées contre la membre de l’opposition Dóra Dávid ont déformé ses déclarations passées en faveur du signalement des fausses informations en ligne.

Les partisans du Fidesz, le parti hongrois au pouvoir dirigé par Viktor Orbán, ont accusé Meta de s’ingérer dans les prochaines élections. Ils ont affirmé que Meta restreignait leur contenu. Cependant, ces allégations ne reposent sur aucune preuve. Meta les a également réfutées.

Absence de preuves

Le directeur de campagne du Fidesz, Balázs Orbán, a déclaré que les utilisateurs rencontraient des difficultés à « aimer » des contenus liés au Fidesz sur Facebook. Il a suggéré une censure à l’encontre du parti et du Premier ministre Viktor Orbán. Cependant, l’équipe de vérification des faits d’Euronews n’a trouvé aucune preuve soutenant ces allégations.

Ces accusations trouvent leur origine dans une publication sur les réseaux sociaux de Mario Nawfal, un commentateur politique souvent aligné sur des opinions populistes. Il a affirmé que Facebook restreignait les publications du Premier ministre Orbán à l’approche des élections du 12 avril. Selon lui, cela pourrait être dû à des appels lancés par un membre d’un parti d’opposition pour signaler massivement le contenu d’Orbán.

Ces allégations ont ensuite été relayées par des médias conservateurs en Pologne et en Hongrie. Ils ont identifié la députée européenne Dóra Dávid, ancienne conseillère juridique chez Meta, comme étant le membre de l’opposition mentionné. Malgré des tentatives pour contacter Nawfal afin d’obtenir des éclaircissements, aucune réponse n’a été reçue.

Réponse de Meta

Meta a nié avoir imposé des restrictions aux comptes du Premier ministre Viktor Orbán ou supprimé ses publications. Un porte-parole a souligné que les normes et politiques communautaires s’appliquent de manière égale à tous. Il a aussi indiqué que des systèmes existent pour détecter les abus coordonnés des mécanismes de signalement.

Les accusations portées contre Dávid semblent déformer ses déclarations antérieures concernant la lutte contre la propagande et la désinformation en ligne. Dans une vidéo datant de novembre 2025, Dávid a répondu aux allégations de manipulation des algorithmes de Meta. Elle a affirmé que ces accusations étaient fausses. Elle a également encouragé les utilisateurs à signaler les contenus trompeurs du Fidesz et de ses affiliés afin de limiter la propagation de fausses informations.

Meta permet aux utilisateurs de signaler les contenus qui enfreignent ses normes communautaires. Cela inclut les contenus haineux ciblant différents groupes sur la base de caractéristiques variées. La désinformation est traitée différemment. Meta reconnaît la difficulté d’établir une liste exhaustive des contenus interdits. En Europe, les utilisateurs peuvent signaler des fausses informations potentielles afin qu’elles soient examinées par des vérificateurs de faits indépendants. En revanche, aux États-Unis, Meta a abandonné la vérification professionnelle des faits. L’entreprise utilise désormais un système de « notes communautaires », qui permet aux utilisateurs d’ajouter du contexte et des annotations aux publications potentiellement trompeuses.

(jw)

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